Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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''Pour les pauvres hères, pas de Nouvelle Ere''

Alors qu'il est donné largement favori sur une droite qui essaye maladroitement de le singer, Bertrand Delanoë est surtout critiqué sur sa gauche. L'impatience gronde chez ceux qui espéraient beaucoup de la "Nouvelle Ere" promise en 2001. Un exemple parmi d'autres de cette colère, ce courrier reçu d'un de nos lecteurs -que nous appellerons M.- exprimant son indignation sur la question de l'hébergement des SDF dans la soi-disant "Ville-lumière".



Un maire rose oui mais pourquoi faire ?

''Pour les pauvres hères, pas de Nouvelle Ere''
Dans la bonne ville de Paris filent les vélib, inaugurent les LGBT, zénithent les people soutiens-gauche (Cf Line Renaud !) du père Maire. Dans la bonne ville de Paris, le dernier chic bobo est de passer une nuit de solidarité Place de la République sous les soleils flashant des lampes des télés. Dans la bonne ville de Paris, depuis des années vivent et campent au raz du bitume du périphérique comme des voies sur berges des dizaines d'êtres humains (genre : homo sapiens ) survivant à moins de 2 mètres des pots d'échappement de véhicules roulant continuellement et 24h sur 24 à plus de 60km/h !

Comment qualifier l'attitude du maire de Paris et de ses adjoints droits-de-l'hommistes et pétitionnaires professionnels qui osent EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE laisser ainsi vivre depuis des années des êtres humains en déshérence qui campent sur des terrains municipaux insalubres et totalement inhabitables même pour des animaux ? La responsabilité des élus ne peut-elle pas être mise en cause devant des situations frisant l' atteinte aux droits de l'homme les plus élémentaires, la mise en danger de la vie d'autrui, l'abus de faiblesse et qui portent atteinte à la santé physique ou psychique de ces malheureux. Depuis leur élection en 2001, quelles mesures concrètes ont été prises par le maire et ses adjoints pour interdire, pour raisons sanitaires ou de danger immédiat , l'accès de lieux hautement dangereux ? Il semblerait que depuis plusieurs années ce phénomène de squatt de l'espace public se soit au contraire développé sans réaction de nos édiles.

Rappel des nuisances subis par les SDF vivant aux abords immédiats (moins de 2 mètres de la voie de circulation bien souvent) sur le périphérique ou les voies sur berges parisiens :

- risques très élevés d'accidents ;

- ravages du bruit (ces personnes sont soumises 24H/24 à des niveaux de bruits supérieurs à 95 db au niveau du bitume – durée maximale d'exposition autorisée à ce niveau de bruit < 30 mn !- Cf. le tableau publié par l'APTA )

- niveaux de pollution extrême au niveau du bitume : une étude d'airparif effectuée au niveau de l'échangeur de la porte de Bagnolet montre que les niveau de pollution constatés sont 2 fois plus élévés que les normes admises !

En cette période d'élections municipales, comment les Parisiens peuvent-ils tolérer que le maire de Paris n'ait JAMAIS pris en sept années de mandat les mesures qui s'imposent et qui relèvent de son pouvoir de responsable municipal, pour sauver des être humains en état de faiblesse d'une mort inéluctable ?

Dans la bonne ville de Paris de pauvres hères s'empoisonnent sous nos yeux pendant que zénithe en bonne compagnie notre bon maire !

Jeudi 28 Février 2008
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