Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme
|
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Appel à témoins (suite)
Décidément, la politique de circulation de Bertrand Delanoë semble faire l'unanimité contre elle ! Le ras-le-bol contre une vision idéologique et brutale des transports à Paris rassemble les citoyens bien au-delà des limites du périphérique et transcende les clivages politiques.
Des témoignages édifiants de gens qui demandent simplement qu'on arrête de leur pourrir la vie et qu'on les laisse juste travailler.
Christophe B., habitant du 15ème arrondissement
Une impasse politique
On y est !
L'équipe de Delanoé vient de faire disparaître les places gratuites de la zone du XV où je habite, résident sans carte de stationnement (voiture de société oblige), lorsque je suis en déplacement je n'ai pas d'autre choix que de me faire verbaliser.
En terme juridique, je pense que l'on pourrait considérer la politique de cette équipe comme une punition collective infligée au Parisien ce qui la rendrait condamnable au regard du Droit international (sans doute notre seul recours).
Mais je pense que notre calvaire ne fait que commencer, utilisateur d'un deux roues (4temps, pot catalytique) je vois fleurir d'improbables « places 2 roues » qui laissent présager le pire pour le stationnement des deux roues sur le trottoir.
Qui pourra les arrêter ?!
François M., depuis Hong Kong
Hong Kong, un exemple à suivre ? (droits réservés)
J'ai lu avec amusement les échanges des lecteurs au sujet des "embarras" de la circulation à Paris. Amusement n'est pas très gentil pour ces centaines de milliers de "commuters" (des salariés qui travaillent loin de chez eux sans changer de résidence principale - dont j'ai fait partie moi aussi des années durant), mais je maintiens le terme car il y a un certain comique a voir nos "autorités" s'empétrer depuis des lustres et n'arriver à rien si ce n'est a l'exasperation légitime des Parisiens.
C'est à croire que nos ambassades et postes d'expansion économiques à l'étranger ne servent à rien : il y a des exemples de par le monde de villes ou le trafic automobile est maîtrisé et on s'étonne que les leçons apprises à l'étranger ne soient pas retransmises.
Je suis à Hong Kong et admire quotidiennement la fluidité quasi-permanente du trafic. Agglomération d'environ 8 millions d'habitants, hyper-concentree, et au dynamisme immobilier que l'on sait, elle a su maîtriser le problème -merci les anglais : des transports en commun exemplaires (un métro -propre et ou les problèmes de sécurité sont inconnus-, des bus innombrables, des minibus de 17 passagers s'arrêtant à la demande, une énorme flotte de taxis et ajoutez à cela : le tramway et les ferries).
Même si, bien sûr, tout n est pas transposable à Paris, je suis persuadé qu'il y aurait beaucoup à apprendre en examinant de près ce qui se fait hors de l'hexagone (et ici en particulier).
Sam P.
Tout d'abord concernant la joute entre les 2 habitants du 16ème, je crois que si la voiture a Paris est compliquée pour un directeur financier ( à juste titre), pour l'employé lambda : c'est la guerre !!
Pour se faire élire, Delanoë a dit être au service "de tous les Parisiens et Parisiennes" et puis, revirement : les automobilistes et 2 roues deviennent quantité méprisables.
Qui peut arriver au travail en vélo, en sueur, tantôt mouillé, tantôt gelé ???? Les étudiants, me direz vous. OK mais ça ne represente pas les forces vives de la ville. Le salarié qui apporte de la richesse à la ville (taxe professionelle, consommation etc ...) n'est pas la priorité de M. Delanoë, qui se croit donc socialiste.
Le grand Timonier Mao Tsé Tong lors du Grand Bond en avant a décrété également que le bus et le vélo etaient une priorité, discours moderne face à des paysans pauvres et à pied!!!! Aujourd'hui tout jeune de 18 ans veut le permis et le RER est dangereux le soir. M. Delanoé : on vous paye un billet pour Pekin à la prochaine élection!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Daniel H., habitant du 4ème arrondissement
Métro, c'est trop... cher (droits réservés)
Prenons la parole en effet et contribuons au débat. La lecture des témoignages est éloquente, donnons un exemple de plus : j'habite pour ma part le 4° et prends en journée les transports en commun très insuffisants. L'autre jour je devais déposer ma mère de 85 ans chez le docteur pour des soins urgents. Comment faites-vous, Monsieur le maire, quand il faut arrêter la voiture le long de vos satanés murets en bloquant la circulation le temps que cette vieille dame sorte, que je prenne son déambulateur dans le coffre et l'aide à passer l'obstacle, puis le couloir vide où un cycliste passe toutes les vingt minutes au mieux, boulevard Pasteur, avant de l'aider à monter, tandis que les automobilistes légitimement furieux sont embouteillés une fois de plus ?
Tout le monde est d'accord avec l'objectif de baisser la pollution dans Paris. Mais M. Delanoë et ses comparses verts sont tombés dans le travers habituel de ceux qui veulent changer les choses : à une politique incitative, progressive et douce, qui leur aurait valu tous les suffrages, il ont choisi la voie du diktat stalinien ou robespierriste en matière de circulation dans Paris. Robespierre n'a régné que 14 mois, notre maire ferait bien de méditer son histoire, les apprentis de son genre ne tiennent jamais longtemps en France.
Une politique incitative eût consisté d'abord à travailler l'alternance :
1/ baisser le prix des transports en commun et notamment le prix grotesque de la carte orange plus chère que le carnet de tickets dans Paris si vous ne voyagez pas le week end!!! Il fallait imposer à la RATP des prix plus bas, incitatifs pour l'abonnement.
2/ la fréquence des métros est insuffisante le week-end et leur absence tard la nuit est absurde et indigne de la ville-lumière. Une nuit, vers 1h j'ai été largué sur la ligne 8 Balard-Créteil à République, car à telle heure, les rames ne vont pas jusqu'au bout mais on n'avertit personne bien entendu. J'avais à marcher jusqu'à Bastille, le parcours de manif classique, mais des voyageurs furieux devaient continuer (sous la pluie glacée ?) jusqu'à Créteil. Vive les transports en commun ! Votre nom, M. le maire fut alors évoqué par le populaire avec bien des noms d'oiseaux
3/ Les bus sont rares et souvent bondés, la ligne 62 est infernale. L'inconfort y est maximal, car il n'y a pas assez de voitures, et ce voyage pénible où on est entassés, tendinite menaçante à l'épaule car on doit s'attraper aux barres hautes au moindre coup de frein, pour un euro et plus, c'est horriblement cher.
4/ Il fallait électrifier tous les bus, les taxis, les voitures de la poste, d'EDF, et toutes les voitures de services qui ne font que de courts trajets dans Paris.
5/ Promouvoir la voiture électrique ou mixte à un prix raisonnable.
6/ Ne pas s'acharner ainsi sur le stationnement rotatif passé de 5F à un euro !! politique socialiste... Une politique moins contraignante était nécessaire. La suppression des places gratuites est une absurdité. Elle incite à prendre la voiture et favorise ceux qui peuvent se payer un parking privé, mais les dirigeants de la gauche caviar comme notre maire s'en fichent.
Tels sont quelques axes qui auraient pu améliorer rapidement la situation dans la bonne humeur plutôt que de se lancer dans des projets pharaoniques et coûteux, inutiles, qui ont entraîné cette gabegie, cette vie impossible qui provoquera, l'esprit frondeur français est bien connu depuis des siècles, le contraire du but poursuivi. Et devant des manières aussi brutales, aussi dictatoriales, comment ne pas le comprendre ? Comment M. le maire avez-vous pu nous placer au dessus de notre tête nous qui vous avons fait confiance un petit satrape aux idées courtes comme ce M. Baupin ? Ressaisissez vous !
En URSS, en interdisant la religion ou en lui menant une vie impossible on a rempli les églises. La politique des stalinécolos au petit pied qui n'ont été élus qu'au rabais en plus, a gâché une belle idée. Qu'on le veuille ou non le véhicule privé existe et existera, il a du reste toujours existé. Ce n'est pas la voiture qu'il faut supprimer, c'est son usage systématique et son mode de fonctionnement avec le moteur à explosion. Vous vous êtes trompés de cible. On n'obtient rien des hommes par le fouet, la contrainte, l'acharnement fiscal, mais par une pédagogie incitative. Quant aux chevaux de naguère, cessons de rêver : veut-on revoir les rues couvertes de crottin butiné par des milliards de mouches bien grasses qui propagent mille maladies ?
Je propose comme on l'a fait, de payer lors des prochaines élections un billet pour la Corée du Nord en belle "stalinie" à MM. Baupin, Delanoë et leur équipe.
Thomas B., francilien
Je suis rouge d'impatience pour la circulation parisienne...
Le Paris du XXIème siècle va-t-il devenir comme Amiens, Tours et Orléans qui, au XIXème siècle, ont refusé le chemin de fer du développement industriel !
Après l'échec de Paris 2012, de quel trophée la Ville de Paris va-t-elle s'honorer?
Axel L., jeune papa
Dur pour les familles... (droits réservés)
Je voudrais apporter un témoignage (un de plus) d'un couple de trentenaires parisiens qui s'ennuie (pour rester poli) tous les jours pour vivre correctement à Paris.
Jeune couple avec 2 bébés, nous travaillons tous les deux, l'un à la Défense, l'autre à Saint Cloud (et réalise en tant que médecin des visites à domicile). Nous habitons dans le 15e et notre nounou est dans le 14e.
Je prends le métro pour aller au boulot, mais ma femme a un besoin impératif de véhicule pour travailler. Parfois elle rentre tard, et je dois prendre une 2e voiture pour aller chercher les bébés chez la nounou. Ce trajet en transports en commun (imaginez la poussette double dans le bus bondé, ou bien dans les longs escaliers du métro) me prendrait près de 2 heures. Avec la voiture, je le réduis à 1h30. Même si nous sommes conscients de l'air pourri de Paris, nous n'avons pas d'autres solutions que d'utiliser 2 véhicules dans Paris.
Alors avant de supprimer toutes les places de stationnement, de rétrécir les voies de circulation, et de verbaliser à tout va, il conviendrait mieux d'augmenter les transports en commun, d'améliorer leur sécurité et leur hygiène, ainsi que leur accessibilité (Delanoë ne s'est sans doute jamais promené dans le métro avec une poussette double !), et de faciliter le stationnement résidentiel (dans ma rue la moitié des places sont des places de livraison).
Un vrai responsable d'une commune n'a pas le droit de pourrir la vie de ceux qui n'ont pas le choix de vivre autrement leurs déplacements.
Antoine C., cadre financier
Le fond du problème c'est que les propriétaires de voitures veulent pouvoir occuper l'espace public gratuitement, sans compensation pour les autres. La solution est dans le libéralisme : faire voter les Franciliens sur la quantité totale de circulation acceptable puis vendre aux enchères un nombre correspondant de permis de circuler en véhicule. Les recettes ainsi dégagées permettront de financer des transports en commun plus nombreux et performants que les bétaillères qui nous sont proposées aujourd'hui.
Thierry F., électeur repenti de Delanoë
(droits réservés)
J'ai 48 ans, j'habite dans le 20ème arrondissement, j'ai commis l'erreur de voter Delanoë en 2001.
Je n'ai pas attendu les mesures coercitives de M Delanoë pour faire tous mes déplacements dans Paris à des heures "normales" en métro. Seulement voilà : comme des centaines de milliers de parisiens, je travaille en banlieue sud de Paris (à 20 minutes à pied d'une station du RER D!) et j'ai un deuxième bureau à Paris quai de Jemmapes.
J'ai la faiblesse d'observer que la voiture est le moyen le plus rapide et commode pour aller de l'un à l'autre... à condition de savoir déjouer les pièges que M Delanoë et les ayatollahs Baupin et Contassot tendent aux automobilistes.
Depuis les travaux boulevard de Magenta et avenue Jean Jaurès, j'ai dû modifier mes trajets. Je passe soit par les quai de Jemmapes et Valmy, soit, si je choisis le périphérique par les Buttes Chaumont et la porte des Lilas. Bel exemple d'écologie que de créer des embouteillages monstres sur des voies de passage où personne ne songe à se promener et de détourner ainsi les voitures vers des endroits touristiques. A moins que l'intention de M Delanoë ne soit de chasser vers la banlieue les quelques industries qui restent le long du canal et d'interdire les quais aux voitures. Pour l'instant, ils sont embouteillés 12 h par jour. Félicitations !
Autre particularité, j'ai la faiblesse de vouloir sortir le soir et dîner dans une brasserie connue à côté de la gare du Nord. M Delanoe a-t-il obtenu, comme à Berlin par exemple que les métros roulent toute la nuit ? Non, il préfère, après avoir créé des embouteillages à 1h du matin boulevard Magenta, défoncer les abords de la gare du nord. Je sors toujours le soir, en voiture mais je rentre directment chez moi, tant pis pour le commerce.
Voulant aller l'autre jour cité universitaire, ce qui fait 2 changements de métro, j'ai voulu tester la politique de bus de M. Delanoë car le bus qui passe devant chez moi s'arrêtait à ma destination. Surprise ! Au lieu d'horaires qui m'auraient permis de programmer mon déplacement, j'ai eu une fréquence de passage (toutes les 20 minutes le samedi). J'ai pris le métro.
Ces quelques exemples sont peut être un peu longs mais ils démontrent à quel point cette politique de développer les transports en commun à laquelle on ne peut que souscrire, est menée avec dogmatisme et sans aucun esprit pratique. Ce qui motive M Delanoë et ses acolytes, c'est une haine viscérale envers les automobilistes.
J'espère que nous saurons le lui rendre en 2008.
Alain P.
(droits réservés)
Je suis enchanté de voir comment les Parisiens et les autres, piétons, automobilistes, cyclistes, conducteurs de bus, de taxis, de camions, bref, tous ceux qui se déplacent dans cette ville, sont unanimes pour condamner la sabotage de Paris.
Delanoé, maire de Paris, élu grâce aux voix des écologistes -et qui le sait, et ils le savent bien aussi- est maintenant pieds et poings liés par une bande de malades mentaux, menés par le sinistre Denis Baupin, qui, dans un mouvement d'une démago -"écolo"- folie sans précédent, livrent Paris aux bulldozers, aux camions de la fourrière et aux Bobos post soixante huitards.
Le résultat dépasse leurs espérances: Paris est pourri par des travaux aussi inutiles que coûteux et dangereux, on assiste à la destruction généralisée de la circulation, du stationnement, la mise en fourrière à tout va des automobiles, tout cela pour "faire chier" (dixit Baupin) les automobilistes, cela fournit une rentrée d'argent phénomales dans les caisses de la ville pour tenter d'endiguer des dépenses pharaoniques. Non seulement on détruit, mais en plus cela coûte une fortune, payée en grande partie par les automobilistes :
- Circuler en voiture est très difficile, on ne circule bien que là où la mairie n'est pas encore passée.
- Circuler en bus est plus difficile que jamais, un seul camion de livraison (il travaille lui aussi, rappelons-le) et le bus est bloqué.
- Un bus arrêté, c'est aussi un taxi de bloqué, car les murets qui séparent désormais la piste (devrais-je plutôt dire l'autoroute) du bus de la voie (unique maintenant) des voitures, empêche tout franchissement, avant, un taxi pouvait facilement passer du côté des voitures, maintenant c'est fini.
Stationner devient plus compliqué que jamais: je prends l'exemple de la rue Claude Decaen dans le 12e arrondissement entre la place Daumesnil et la porte de Bercy,à double sens jusque dans les années 80, elle est passée à sens unique dans sa partie étroite (admettons), cela n'étant pas suffisant, une petite partie a été inversée dans une petite partie afin "de réduire la circulation et les nuisances aux riverains" (sic), on ne peut donc plus descendre directement de la Place Daumesnil à la porte de Bercy, c'était trop facile. Dans la partie basse, les voitures stationnaient en épi, dans le sens entrée, il suffisait d'un coup de clignotant et de tourner le volant vers la gauche, et hop, on était garé. Pour sortir, un coup d'oeil dans le rétro, et on sortait lentement, puis dégageait. Trop facile ! Grâce à une troisième réaménagement (en deux ans, qui paye ?) on doit se garer dans le sens de la sortie, comme ceci:
- Repérer une place libre (si, si ça arrive !)
- Faire signe aux usagers qui suivent que l'on veut stationner.
- S'assurer qu'ils sont bien arrétés et qu'on a la place de reculer
- Reculer sans heurter les voitures stationnées de part et d'autre.
Pour sortir, c'est le même bordel: se tordre le cou pour surveiller à droite du côté du montant droit de la vitre de custode (oui je sais, c'est bon pour maintenir la souplesse des articulations du cou), sortir très lentement.
Autre source de profit phénoménale pour la Mairie et les copains: le stationnement livraison. Je vais chez un client, je pose ma voiture sur un tel stationnement, j'ouvre le hayon, sors la marchandise, ferme le hayon et verrouille la voiture pour éviter les vols. Lorsque je reviens, de deux choses l'une : soit le flic de service a bondi pour me gratifier d'un ticket à 35 euros; soit la voiture est déjà partie et je devrai payer les fameux 35 euros, plus environ 130 euros pour récupérer mon outil de travail. Ca, pour moi ça n'a qu'un nom: RACKET
Il suffit de repeindre en jaune les vraies places de stationnement et de les baptiser "emplacement livraison". C'est simple, il suffisait d'y penser. Petit calcul: un camion emporte deux voitures à la fois en fourrière, à quatre rotations par heure (voire cinq) cela fait 4 x 2 x 130 = 1040 euros de chiffre d'affaire de l'heure ! Même un avocat international n'arrive pas à la cheville du rendement de la fourrière ! Hallucinant ! Faire chier les automobilistes à n'importe quel prix est bien plus important pour Denis Baupin...
Je ne souhaite pas que les Parisiens sortent les armes à la main, mais il est temps de réagir et de faire cesser cette folie destructrice, qui sera (au moins partiellement) payée par une augmentation phénoménale des impôts locaux à l'arrivée de la nouvelle équipe lorsque les saboteurs seront enfin balayés en 2008 (à moins que ce ne soit plus tôt, on peut toujours rêver).
Bernard B., de passage à Paris
Le saviez vous ? Il existe un "quartier vert" à Paris; non pas vert d'espoir, mais vert de rage.
Blotties entre l'avenue du général Leclerc et l'avenue René Coty, de petites rues bien calmes où il fait bon vivre. Pas de chance, certains adjoints à notre bon maire de Paris y résident ou y ont leurs habitudes. Il fallait donc rendre ce quartier inaccessible aux autres d'où l'idée grandiose de créer le "premier quartier vert de Paris"; A force de sommes considérables et de sens interdits sans cohérence il est devenu presque impossible de s'y aventurer. Résultat: les automobilistes se résignent à prendre les sens interdits à contre-sens au risque de créer des accidents graves, les motos roulent sur les trottoirs, le boulanger de la rue Sophie Germain ne peut plus se faire livrer sa farine, les habitants du quartier doivent sans cesse se jeter dans les embouteillages de la place Denfert ou de la porte d'Orleans pour rejoindre un logis qui était précédemment à portée de main, même les service municipaux des ordures roulent à contre-sens. En guise de quartier vert; la municipalité s'est bornée à implanter le long des rues des bornes interdisant le parking et, comble du bonheur, a planté 2 arbres à l'angle de la rue Hallé...
J'ai pu faire un reportage photo sur ce quartier "pilote": bonne nouvelle, alors que les plantes vertes de conséquence sont enfermées derrière les grilles des maisons, les mauvaises herbes et la mousse (verte) poussent à travers l'asphalte. J'ai même vu une plante verte pousser derrière les grilles d'un égout!
Fayçal A, jeune papa
Merci au Perroquet de porter la voix des Parisiens affaiblis par la politique idéologique de la municipalité actuelle. Parmi ceux qui souffrent particulièrement, les couples avec enfants qui ne peuvent faire autrement que d'emprunter la voiture.
Les lignes de métro sont en effet mal équipées pour s'y déplacer avec poussettes et affaires encombrantes. Les ascenseurs de la RATP sont toujours en panne et, sur certaines lignes, il y a des dizaines et des dizaines de marches à gravir ou à descendre pour atteindre les quais.
Le week-end dernier, ma femme et moi sommes allés rendre visite à un couple d'amis, avec notre petit dernier âgé de 6 mois. Partis de Villiers en taxi, nous avons mis près d'une heure pour atteindre le haut du canal Saint-Martin. Comme à son habitude, le boulevard Magenta était totalement bouché… Quant aux abords du canal Saint-Martin, ils étaient fermés à la circulation pour laisser à trois chats et quatre pellés le loisir de se promener sur les quais, dans un froid glacial…
Même galère au retour. A 18h20, les quais étaient encore fermés, alors qu'un panneau annonçait leur réouverture à 18h…
Bilan de notre périple : 2h de transport pour moins d'1h de présence auprès de nos amis et 65 euros de taxi ! Cette expérience est loin d'être une anecdote ; elles est malheureusement devenue un leitmotiv de notre vie parisienne.
Xavier A., mémoire d'éléphant
François Mitterand, c'etait ...
"Le Coup d'Etat Permanent"
Bertrand Delanoé, c'est...
"L'Embouteillage Permanent!"
Michel A.,
Capitale de la France, parmi les premières villes européennes de congrès et salons, siége de l'Unesco, de l'Ocde, Paris, grâce à l'équipe actuelle est en train d'être transformé en village (gaulois?).
Ces fameux couloirs réservés aux bus : l'autre jour, passant rue Saint-Lazare en voiture vers 10h du matin, j'ai constaté que les camions de livraison, qui n'ont pas le choix (sauf à livrer la nuit...) stationnaient dans les couloirs et les autres automobilistes sur la chaussée... donc vive la fluidité de la circulation. Ne parlons pas de la rue de Rivoli et du Boulevard de Montparnasse.....
La Porte de Versailles : parc d'expositions qui aura la chance d'avoir son tram à proximité.... Ceci dit, pour y entrer ou en sortir un jour de salon, prenez votre mal en patience car vous ne roulez plus que sur une file! J'admire les étrangers qui viennent encore voir nos salons et s'aventurer dans notre village .....
Il y a également les problèmes crées par les visites officielles à Paris, (celle des présidents chinois ou américain par exemple), où toute circulation, même piétonnière est interdite, créant des embouteillages monstre dont les premières victimes sont les Parisiens ! A la limite, tant que Paris reste une capitale, nous sommes prêts à en supporter les conséquences...
Alors, messieurs Delanoë et Baupin, si vraiment vous voulez interdire la circulation à Paris (ce qui est votre droit, mais pas notre souhait !), n'essayez plus de donner à cette ville un rôle international (les jeux olympiques par exemple...) et d'en faire une métropole économique. Faites que les cortèges officiels se déplacent en bicyclette (pardon en tandem avec chauffeur à l'avant!) et, effectivement, transformez Paris en un petit village réservés à vos amis "bobos".
Le baron Haussmann a été un précurseur, vous riquez d'être des "fossoyeurs"!
Qu'une solution soit trouvée aux problèmes de la circulation dans les capitales, oui, mais pas à n'importe quel prix et au mépris total de ses habitants ! Nous ne somme pas à Londres...
D'autre part, lorque l'on sait que la majorité des voitures qui entrent et sortent dans Paris ne sont pas des résidents mais des personnes habitants la banlieue et pour qui le moyen le plus rapide et le plus pratique pour se rendre à leur travail reste la voiture, on peut se poser des questions sur la politique des transports de cette même mairie et de sa région!
Enfin, il est évident que toutes ces heures perdues, cette surconsommation d'essence, cette pollution, sont des éléments positifs pour l'économie et les automobilistes qui n'ont qu'à aller en transport en commun , en bicyclette et à pied ! Ayez aussi le courage de dire que vous souhaitez "la mort" de l'industrie automobile française.
Vivement 2008...
Guy G., musicien
Quand je lis tout ça , je me dis que j'ai bien fait de quitter cette ville !
J' ai habité 20 ans dans le 18ème , et je suis parti en 1999... juste à temps ! Je ne vais plus à Paris que sous la torture !
Quand j'y vais , c'est toujours pour du travail ( je suis contrebassiste, et donc bien obligé de prendre ma voiture). Les patrons des boîtes de jazz parisiennes supplient la police d'être indulgents, de laisser les gens se garer à minuit, une heure du matin, mais rien à faire, c'est le racket à toute heure ! Les clients ne viennent plus, les salles ferment... Eh bien, TANT MIEUX ! Je ne serai plus obligé de venir "travailler" dans cette ville, pour distraire ces bobos satisfaits de la gauche caviar, complètement incultes et qui ne fonctionnent qu'à la frime.
De toutes façons , les salaires ridicules qu'on nous propose (les cachets des musiciens ont baissé de 50% en dix ans) suffisent à peine à payer les PV de stationnement ! Sans parler du temps et de l'essence gaspillés dans les embouteillages : 15 mn pour arriver jusqu'au Périph' (20 km), 1 heure et demie pour faire 3km dans Paris, et 1 heure pour trouver une place de stationnement : on arrive crevé et à bout de nerfs . Tout ça pour satisfaire les Parisiens, qui, en plus, ne veulent pas de nous ! Si ça continue, cette ville va devenir une grande maison de retraite pour proprios friqués.
Maintenant , laissez moi vous dire comment ça se passe dans ma "banlieue" (20 km de Paris) : je trouve toujours une place de stationnement (gratuite) en moins de 5 mn. Des associations organisent des concerts publics gratuits hebdomadaires : avec une petite subvention, on peut payer honnêtement les musiciens (et les déclarer, ce que les salles parisiennent ne font plus).
Dans mon coin, il y a cinq villes qui le font : pour le prix d'une subvention minime , la vie culturelle est active. A chaque concert, la salle est pleine (et ce n'est pas une cave enfumée de dix mètres-carrés, comme à Paris !). Normal : Les gens peuvent venir de toute la région avec leurs voitures, et aucun problème pour se garer gratuitement .
N'hésitez donc pas à vous éloigner de 20km, y a pas photo . Je vous le dis , je ne viens plus à Paris que sous la torture !
Alain, globe-trotter
J'ai la chance de me rendre plusieurs fois par an dans la plus grande capitale de l'hémisphère sud, Buenos Aires, république argentine.
Buenos Aires est une énorme ville, qui compte avec sa banlieue pas moins de 15 millions d'habitants, soit 50% de la population du pays. Parler de concentration parisienne me fait doucement rigoler. Avec des rues qui se croisent à angle droit en formant des "cuadras", pâtés de maisons de 100 m x 100 m, la circulation est extrêmement dense, et pourtant il n'y a jamais d'embouteillage et les bus omniprésents, vigoureusement conduits par des chauffeurs pressés se suivent pratiquement à vue, et n'hésitent pas à se doubler entre eux sur la même ligne, on se croirait presque sur une piste de compétition ! En octobre 2005, à minuit tapant, en centre ville, j'ai vu défiler 5 bus "seiscenta" (60) en 5 minutes, c'est hallucinant ! les 4 premiers allaient bien là où je voulais me rendre, mais pas par la route qui me convenait, le 5e fut le bon et me conduisit en 45 minutes à San Fernando, en banlieue, à une trentaine de km de distance. Sur place, dans la journée, pour le trajet inverse, le même bus se fait attendre 5 minutes maximum, sur d'autres lignes les bus sont espacés parfois jusqu'à 10, au pire 15 minutes pour les lignes les moins desservies.
Ici à Paris, il y a belle lurette que j'ai abandonné les bus à rallonge de la RATP (Rentre Avec Tes Pieds) qui, certes, sont sensiblement plus confortables, mais se font attendre 15, 20, 30 minutes ou plus et avancent à la vitesse d'un escargot assoiffé, prisonniers entre le trottoir et les murs de séparation qui, désormais les empêchent de contourner d'éventuels obstacles.
Passons sur les bus qui arrivent à deux, le premier archi-bondé, le second interdit de dépassement, vide, mais obligé de traîner derrière le collègue. Passons sur l'admirable talent des conducteurs de ces trains sur pneus qui seraient très certainement beaucoup plus heureux dans des véhicules courts et nombreux. Et les usagers aussi. La Mairie de Paris préfère les beaux discours et le gaspillage de notre argent à l'efficacité, réduire la taille des bus, augmenter le nombre de véhicules ne les a certainement jamais effleurés puisqu'ils ne les utilisent pas. Lorsque je prends le bus, je paye, pourtant un jour j'ai voyagé gratuitement, - là bas - dépourvu de petite monnaie, j'ai entendu le chauffeur me dire "Sentate" (vas t'asseoir !!!)
Paris n'est pas Buenos Aires.
Laurent D., habitant en bordure de Quartier Vert
Tout d'abord bravo pour votre site qui brise le silence assourdissant de la presse sur les œuvres de MM. Delanoë et consorts. Encore merci.
Mon témoignage rejoint celui des autres lecteurs bien entendu. J'habite une petite rue à côté de la porte d'Orléans depuis plus de 12 ans et je confirme que le quartier Vert Alésia – Tombe-Issoire a aggravé la situation de tous à l'exception d'une minorité de bobos qui en profitent. Quelques exemples :
1. Création d'un réseau de sens uniques et interdits déments qui fait que certains riverains parviennent à 20 mètres de leur garage mais sont bloqués par un sens unique et doivent faire 1.5 km dans les embouteillages de Porte d'Orléans ou d'Alésia pour y parvenir.
2. Disparition progressive des petits commerces dans le secteur dudit quartier vert.
3. Inefficacité du Conseil de Quartier : alors que nombre des ses membres sont acquis aux vues de la mairie, ses pouvoirs sont de toute façon inexistants et en fin de course la mairie dispose et décide.
4. Disparition des lignes de bus 28 et 38 rue du Père Corentin, ce qui était pourtant bien pratique. Pour le 38, la raison s'appelle le programme Mobilien, pour le 28, on ne sait pas…peut-être faut-il chercher du côté d'une certaine élue du 14ème… On appréciera le nouveau petit bus « de traverse » qui dessert le 14 et le 13ème. Son plan indique bien comment il a fallu gérer les sens interdits.
5. Construction d'un tramway au coût pharaonique avec ses aménagements artistiques à plusieurs millions d'euros. Les travaux durent depuis bientôt 2 ans et la crise de nerfs est proche.
Autrefois, je rentrais de province par l'autoroute A6 et je sortais première à droite avant la Porte d'Orléans, rue Hyacinthe Vincent, je continuais sans encombre rue de la Tombe Issoire et tournais à gauche rue Beaunier pour rejoindre la rue du Père Corentin. C'était simple. Maintenant, au nom de la tranquillité de quelques uns rue de la Tombe Issoire, la rue Hyacinthe Vincent est réservée aux bus et taxis et maintenant je dois me joindre aux embouteillages interminables de la Porte d'Orléans pour rentrer chez moi. Le temps de parcours a triplé.
Les Quartiers Verts ne sont pas la solution. Je suis plutôt favorable à une limitation de certains quartiers aux seuls résidents et du maintien de certains axes de circulation comme la rue de la Tombe-Issoire de la rue Saint-Jacques mais avec des moyens pour limiter la vitesse. Dans mon quartier, la même élue a supprimé quantité de places de parking de surface pour y mettre arbustes et bornes en métal. Certes ils ont transformé nombre de places gratuites en places payantes pour privilégier les résidents mais ils jouent avec les chiffres car le nombre de places a baissé significativement. Avant, je me garais le soir sans problème à moins de 150 m du domicile, maintenant je dois louer un parking… Les contractuelles sont d'une férocité jamais vue auparavant. M. Delanoë doit vouloir que les classes moyennes partent : eh bien, nous ne partirons pas ! Nous tiendrons.
Vivement 2008 !
Nelson M., éditeur, 10ème arrondissement
Merci à toute l'équipe du Perroquet Libéré. Vous nous tenez bien mieux informés concernant la rage des gens qui circulent en voiture dans Paris. Car il faut comprendre que la majorité des gens, pour ne pas dire Parisiens, qui utilisent leur voiture pour aller au travail, ne sont pas Parisiens, donc ils n'ont pas voté Delanoé et ne voteront pas. L'enquête sur les transports en commun trouvée dans les boîtes à lettres ? Les questions ont été bien étudiées, si vous lisez bien, elle vise à protèger les gens qui habitent dans Paris, de laisser la voiture et utiliser les transports en commun. Les habitants en déhors Paris et les Parisens qui ont une habitation sécondaire, et qui ne votent pas à Paris sont en colère, bien sûr, car on dirait qu'ils n'ont pas le droit à la parole ! Un exemple : lorsqu'on laisse la voiture au parking, le bus 62 est infernal, ça pue, toujours plein, les gens râlent, etc... Comment peut-on changer le confort de la voiture pour faire plaisir à Monsieur le Maire et son équipe ?
Patrice T., habitant d'un Quartier Vert du 10ème arrondissement
Suite à votre appel à témoignage, je vous signale le site des riverains de la rue d'Hauteville -quartier vert St Denis, 10éme-, qui met bien en relief l'aberration du nouveau plan de circulation de la mairie du 10éme ( cliquer ici).
Depuis la mise en place du nouveau plan de circulation et la création du carrefour 3 rues qui se déversent en une, le trafic de la rue d'Hauteville est passé d'une moyenne de 3.721 véhicules par jour à plus de 11.000 véhicules par jour ( comptage réalisé par la mairie), tout ceci au milieu d'une école et d'une crèche...
Lorsqu'on donne la parole aux citoyens, ils la prennent !
Vous aussi, réagissez en envoyant votre témoignage à l'adresse parisseveille@hotmail.com
----------------------------
Lire d'autres témoignages : cliquer ici
Vous avez la parole
|
Pétition sur la circulation
|
Un site bilan du mandat Delanoë
|