Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme
|
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Appel à témoins
Un adjoint écolo de Delanoë, Yves Contassot, avait promis aux automobilistes de "leur faire vivre l'enfer". Il semble bien que cette promesse-là ait été tenue.
Bien décidés à faire entendre leur voix et à crier leur ras-le-bol devant une politique des transports sadique, les lecteurs du Perroquet Libéré disent ce qu'ils vivent lorsqu'ils se déplacent dans Paris. Fidèle à sa vocation, Le Perroquet répète ce qu'il entend...
'Une électrice de gauche de St-Quentin-en-Yvelines'
Sur un air de Joe Dassin... (dessin de Franck Resplandy)
Je suis une banlieusarde, j'ai une carte intégrale 5 zones et emprunte quotidiennement les transports en commun (bus, puis RER)pour venir bosser. Mais il m'arrive de vouloir sortir au spectacle (théâtre, concert...) et là, pour pouvoir rentrer dans ma banlieue j'ai besoin de ma voiture (à partir de 22h45 plus de bus au départ de ma gare, sans compter les problèmes d'insécurité pour une femme seule).
Alors moi aussi qui dépense beaucoup d'argent (shopping, loisirs...) dans la capitale, j'ai à connaître l'Enfer vert.
Un exemple datant d'il y a 15 jours: J'allais à un concert au Zénith, je travaille vers Invalides et pour aller Porte de Pantinil m'a fallu presque 1 heure !!!!! (boulevards coupés pour travaux, aménagements de voies bus au milieu de la chaussée, bouchons divers liés à cela, etc). Le coût de la soirée au final (hors essence) : 18€ de parking (Invalides oblige), 35€ de dîner, 45€ de place de spectacle, 30€ de merchandising divers (fan oblige), 7€ de parking au Zénith. Je suis rentrée chez moi à minuit et demi et si j'avais dû rentrer en taxi j'en aurais eu pour plus de 80€.
Alors Messieurs de la mairie de Paris, n'oubliez pas qu'il n'y a pas que les Parisiens qui font vivre Paris! Les balieusards ont aussi besoin de leur voiture pour consommer à Paris et offrir taxe professionnelle et autres à vos finances. Or ils deviennent eux aussi victimes de votre acharnement anti-voitures.
La solution, je crois l'avoir trouvée : ne plus sortir à Paris (tant pis pour les petits théâtres), dépenser mon argent dans les grands centres commerciaux de banlieue (tant pis pour les commerçants) et devenir le parfait citoyen parisien en ne polluant plus puisque je n'y serai plus!
Messieurs, tout est dans la mesure. Pénalisez les trajets Paris-Paris, laissez vivre ceux qui font vivre Paris. Et quoi qu'il en soit n'oubliez pas qu'un bouchon c'est avant tout beaucoup, beaucoup de pollution.
Romain C., fondateur d'une start-up
(droits réservés)
Mes moyens financiers ne me permettent pas d'être propriétaire d'une automobile, et si j'ai un vélo, je ne préfère pas l'utiliser dans la capitale tant les vols sont nombreux, alors il me reste les trois solutions transport en commun, taxi et marche à pied.
En ce qui concerne les ‘‘services'' de la RATP et de la SNCF, je leur préfère généralement la marche à pied : le transport y est cher, désagréable, inconfortable et peu sûr (TCL, le métro lyonnais est plus confortable, moins cher, moins pollué par la publicité, plus sûr et… privé !!), sans compter que c'est toujours gênant de ‘‘déranger'' les guichetiers pour s'acquitter de titres de transport.
Les taxis, évidement plus chers, mais autrement plus humain, sont réservés aux retours de mes sorties nocturnes : en effet, il ne faut pas compter trouver un métro après minuit et demie (surtout si on a des correspondances) y compris sur la seule ligne automatique. Evidement, il y a aussi une pénurie de taxi dans la capitale (Merci Pasqua), et la nuit, lorsque vous conjuguez ce manque avec l'absence de métro, les nombreux noctambules et la crainte de l'agression, en trouver un de libre n'est pas une sinécure !
La marche à pied a donc ma préférence, d'autant plus qu'on y fait des observations très intéressantes… nos élus devrait essayer : ah! La circulation mise a mal par ces couloirs de bus avec ces voitures à l'arrêt, moteur tournant et polluant gratuitement ! Ces conducteurs à l'arrêt, stressés par le retard qu'ils accumulent, et klaxonnant a qui mieux-mieux, offrant cette ‘‘musique'' si particulière aux passants et aux riverains ! Ces conducteurs féroces qui grillent feux orange –quand ils ne sont pas rouges- pour s'immiscer dans un carrefour déjà encombré de voiture en tous sens…
Plutôt que de dilapider l'argent de la municipalité dans ces coûteux et illégaux couloirs de bus, Monsieur Bertrand D., ex-publicitaire, ne pourrait-il pas financer une campagne de communication rappelant simplement les règles de bonne conduite.
Pour une circulation beaucoup plus fluide :
- Article R412-33 : Les feux de signalisation verts autorisent le passage des véhicules, sous réserve, dans les intersections, que le conducteur ne s'engage que si son véhicule ne risque pas d'être immobilisé et d'empêcher le passage des autres véhicules circulant sur les voies transversales.
Pour l'environnement :
- Article R416-1 : Hors agglomération, l'usage des avertisseurs sonores n'est autorisé que pour donner les avertissements nécessaires aux autres usagers de la route. En agglomération, l'usage de l'avertisseur sonore n'est autorisé qu'en cas de danger immédiat. Les signaux émis ne doivent pas se prolonger plus qu'il n'est nécessaire. Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe.
Danièle F., assistante personnelle
Paris, aujourd'hui , ce n'est plus que vélo, écolo, homo, (je n'ai absolument rien contre, bien au contraire !) et grèves en tout genre, mais il faudrait aussi penser boulot, respect de l'autre et des lieux... etc. On rétrécit les avenues, on supprime les emplacements de parking pour agrandir les trottoirs qui se transforment en crottoirs. No parking, no business ! On fait et on défait les rues sans cesse. Arrêtons le gaspillage et consacrons-le aux aides diverses et variées.
Ludovic D., agent d'assurances
Je suis assez déçu du niveau que prend le débat : l'égoïste capitaliste bien payé et qui travaille beaucoup contre le fonctionnaire glandeur qui a le temps de se déplacer en transport en commun. C'est la meilleure façon de ne pas traiter le problème de fond. Je vous laisse donc deviner ce que je suis.
Or ce problème existe : Oui sur certaines relations (où à certaines heures)la voiture est plus efficace que les transports en commun. Oui certaines personnes préfèrent prendre leur voiture pour se sentir chez elles. Oui la politique de Delanoë est plus dogmatique que pragmatique bien souvent. Oui les gens en ont marre du bruit et de la pollution, oui les maladies respiratoires empoisonnent les parents de jeunes enfants.
Tout n'est donc pas blanc ou noir. Alors pourquoi ne pas le reconnaître et aborder le débat sans a priori. Je crois qu'une majorité de personne aspire à une ville moins abîmée par la voiture: que l'on soit militant écolo ou fana de sa voiture, on préfèrera habiter et marcher dans une rue calme, il suffit d'en discuter avec un agent immobilier. Il faut donc en tirer les conséquences.
Alors comment faire ? C'est là où le bât blesse. Nos politiques font surtout des opérations de communication. Hormis certains bus qui vont plus vite et quelques métros en plus le soir, les alternatives crédibles à la voitures se font rares. Il suffit de voir des villes étrangères d'Allemagne ou d'Hollande pour comprendre une ville beaucoup plus agréable est possible, mais cela sera une somme de mesures discrètes pour les déplacements propres plus que grands coups médiatiques contre les automobilistes ou prônant des solutions très onéreuses et peu rentables de transports en commun (l'exemple typique étant la ligne St Germain Noisy le Roi).
Patrick M., 52 ans.
Droits réservés
La grande erreur de départ pour engager une réflexion c'est de vouloir classer les gens en catégories. Il faut penser aux diverses situations des personnes tout au long de leur vie.
Si je prend mon simple cas : j'ai été dans le sein de ma maman, puis bébé dans une poussette, puis écolier, étudiant, employé, indépendant, employeur, père de famille, j'ai 52 ans mais je serais plus tard vieux et peut-être impotent etc... Par ailleurs je suis parisien et je suis donc piéton, usager des transports en commun, cycliste, motocycliste, automobiliste, usager de mon véhicule à titre commercial (transport et livraison de marchandises).
On peut comprendre qu'il faille satisfaire tous les usagers de la voie publique y compris les trottoirs.
L'équipe Delanoë a la fâcheuse tendance à rentrer les automobilistes dans la catégorie des méchants et les cyclistes et piétons dans la catégorie des gentils. Or je rencontre des couillons de cyclistes et des livreurs attentifs à ne pas gêner la circulation.
Habitant le 13ème je constate effectivement que des trottoirs sont élargis (c'est parfois très utile) mais au détriment de place de stationnement devant des immeubles anciens ne possèdant pas de parking privé. C'est injuste et cela consiste à interdire aux riverains d'avoir un véhicule (bien entendu si les véhicules sont peu polluants c'est encore mieux) et à les priver de recevoir la visite d'amis ou de parents qui viendraient avec leur auto.
En tant que cycliste c'est également très ennuyeux car on ralentit la circulation car les voitures ne peuvent plus nous doubler! D'ailleurs je n'ai rien demandé à personne et je faisait parfaitement du vélo à Paris sur les rues pavées il ya 35 ans.
En dernier lieu les associations de consommateurs se sont chamaillées des années durant pour obtenir des tarifications de téléphone à la minute voire à la seconde, je pense qu'il serait souhaitable que les parkings de Paris en fasse de même pour proposer des tarifs par quart d'heure supplémentaires tout du moins après la première demi-heure. Je suis sûr que cela inciterait les automobilistes à utiliser les parkings publics plutôt que tourner en rond pour chercher une place en surface!
Christophe D.
C'est avec interêt,que j'ai pris connaissance des réactions de lecteurs sur le site du perroquet libéré.
Si j'ai bien compris l'exaspération de beaucoup d'utilisateurs des transports en commun et même d'utilisateurs de voies cyclables, je me permets de rappeller que ce n'est point monsieur Delanoe qui fut à l'origine de l'installation des pistes cyclables, mais un certain Jean Tiberi: son prédécesseur, ne l'oublions pas! Quant à la qualité de vie à Paris, reconnaissons qu'elle s'est beaucoup dégradée depuis un dizaine d'années.
Personnellement, je ne suis pas amateur de Paris.Il y fait froid l'hiver et trop chaud l'été. Paris est située dans une "cuvette" Sincèrement, sur bien des aspect, cette ville est inhospitalière!
Michel M.
Droits réservés
Merci à vous, rédacteurs du site dont la lecture fait chaud au coeur ! J'y vais de ma petite plume d'oie pour mon témoignage, le plus court possible.
J'ai trente ans, je pratique assidûment le vélo à Paris depuis 20, et l'année prochaine, je quitte la capitale pour une province salutaire, loin des excès délanoëiens. Ouf ! J'ai mon permis et il fut un temps j'avais une voiture à Paris, grand fou que je suis. J'habite dans le 13e, dans une HLM. Et je pense aussi, comme un certain résident du 16e, que notre cher maire fait du n'importe quoi... je suis à deux pas du Bd St Marcel, qui est devenu un cauchemar, pas seulement pour les voitures, mais aussi, et oui, pour les vélos et les piétons ! L'avenue a été séparée en deux, chaque partie en deux voies... je vous raconte pas le cauchemar pour traverser rejoindre la station de bus, ou rejoindre la "bonne" voie pour cyclistes... etc.
Le métro Odéon, l'un des lieux où se retrouvent le plus de jeunes à Paris le soir, est, en revanche tenez-vous bien, dépourvu de parkings vélos ! Et des énormités comme ça, on en finirait pas de les compter. "Le vélo,c 'est bon pour la santé", je me pose de plus en plus la question : à moins d'avoir une ville sans voitures et sans industries (parce que les quais de Seine côté Bercy c'est pas encore ça), bonjour les poumons si on le prend tous les jours ! Sans parler des distances... vous prenez votre vélo avec un costume cravate, vous ? Il y a juste une question que je me pose: un maire, à Paris, ça peut faire n'importe quoi, juste parce qu'il est maire ?
Sinon, je ne sais pas si c'est l'effet JO (les contrats passés en prévision des), mais Paris est entièrement couvert de barricades et de tranchées, le doux bruit des machines nous réveillant le matin (voir les moult chantiers lancés dans le 13e, à moins que ce ne soit Serge Blisko, un autre prophète de la ville sans voitures ?)
Philippe V.
À force de réduire la circulation des voitures à Paris, M. Delanoé va mettre au chômage les ouvriers de Renault, Peugeot, Citroën, pour ne citer que les constructeurs Français. En effet, pourquoi acheter une voiture qui coûte entre 10 et 20 "briques" pour ne pas être autorisé à s'en servir ?
Par ailleurs la police parisienne ne contribue pas à améliorer le système : l'autre soir (l'autre nuit même) je sortais d'un dîner à 0 h 45 et que faisait la police ? elle verbalisait les voitures stationnées sur les emplacements réservés aux livraisons ou dépassant de 50 cm sur les passages piétons !… Je leur ai dit qu'ils n'oseraient pas agir de la sorte dans le "93", j'ai failli être arrêté pour injures à agents.
Vivement le changement.
Laurent V., juriste d'entreprise
Les problèmes exposées ici sont très parisiano-parisiens : "telle rue réaménagée avec un terre-plein, cette autre rue où on a retiré trois places de parking...", je vais donc essayer d'apporter mon expérience, celle d'un ex-étudiant sans le sous, banlieusard et motard.
Le point majeur, qui n'a pas été soulevé par les intervenants, porte sur les lacunes importantes des transports en Île-de-France.
Lacunes structurelles : les transports sont orientés uniquement vers Paris, les trajets banlieue/banlieue relèvent du chemin de croix (Savigny-sur-orge / Sceaux, où était ma fac : 1h20 les beaux jours en RER, 1 heure maximum en voiture et 1/2 heure en moto). Pour faire 18km, j'étais obligé de remonter sur Paris pour redescendre sur Sceaux. Et je pense qu'on doit pouvoir trouver pire exemple.
Lacunes de fonctionnement : le métro est une vrai horloge suisse, peu de grève, peu de problèmes techniques, une fréquence de rames impressionnante. Tout le contraire du RER, où il ne se passe pas une semaine sans qu'un problème ne survienne. Pour info : on en est à la 6ème grève SNCF depuis janvier...
Lacunes de sécurité : des gares glauquissimes, une faible fréquentation passé certaines heures, des services de sécurité absents ou qui font plus peur qu'un escadron de racaillons (cf les skinheads de la RATP Sécurité). Que celui qui a pris la ligne D un soir vers Grigny sans serrer les fesses me jette la première pierre.
Mais à ces lacunes vient s'ajouter un problème de taille : les billets sont hors de prix! Ainsi un aller-retour Savigny sur Orge / Paris (on ne parle bien que de ce qu'on connaît!) coûte la bagatelle de 6.80€....près de 45francs. Quand j'était plus jeune, il y a une dizaine d'années le prix tournait autour de 30 francs. Soit une belle augmentation de 50%. Il faut bien payer les primes "piquets de grève" des cheminots remarquez.
La solution du banlieusard jeune, intrépide (inconscient ?) et qui n'a pas peur du froid ? Le deux-roues motorisé. Solution d'appoint pour les jours de grève, ou quotidienne pour les trajets entre banlieues, ça reste le meilleur moyen de se déplacer en Île-de-France. Mais vu la politique de la mairie avec les motos, cet avis ne doit pas être partagé par ceux qui ne se déplacent pas hors de la capitale... Les voies de bus sont indéniablement le meilleur exemple. Cette bonne idée (permettre aux bus et taxis d'évoluer plus rapidement que les autres véhicules) s'est transformée en cauchemar depuis que ces voies ont été agrandies de façon démentielle il y a quelques années. La conséquence directe est qu'il n'y a dorénavant plus d'espace entre les véhicules, que les deux-roues se retrouvent coincés dans le trafic et rajoute ainsi au désordre ambiant. Ou alors ils utilisent les voies de bus mais sont dans l'illégalité. Triste dilemme.
Pendant ce temps à Londres, on fait des tests en vue de laisser les motos utiliser les voies de bus. Deux capitales, deux mentalités (mais une des deux a gagné les JO...).
'La circulation à Paris vue par un coursier!'
Droits réservés
Bonjour à l'insolent et salutaire volatile de la toile! J'aimerais rejoindre le débat sur la circulation parisienne qui,depuis l'election de M. Delanoé,s'améliore de jours en jours...très certainement... oui... mais pour qui ? Est ce pour quelques oisifs en vélos ou qui on la chance d'habiter près de leur travail que les voies publiques sont affermées par ce bînome écolo-gaucho à l'esprit petit-bourgeois mais aux aspirations grandes-bourgeoises et résolument totalitaires ?
Que dire des magnifiques boulevards Hausmanniens transformés en chemins vicinaux? Veut-on retrouver le Paris de Louis-Philippe? Que penser d'un tramway sur les maréchaux aussi horriblement coûteux que parfaitement inutile (la petite ceinture, ouvrage cohérent et immediatement disponible reste muette, sans doute pour pas déranger les coquins verts qui ont une villa donnant sur les voies !) qui,en verité, ne sert qu'à réduire la circulation automobile à une ou deux voies et le stationnement à pas grand chose !
Maintenant,voici le point de vue d'un coursier que je suis depuis plus de 20 ans -que ce soit en deux ou quatres roues- sur les nouveaux embarras de Paris (une régression,donc !).
Voiture ou camionnette... Le centre est désormais interdit à ceux qui travaillent sur le temps et la rapidité... restent les motos ou scooters ! C'est devenu un enfer quotidien!
Tolérés dans les voies de bus quand celles-ci ne dépassaient pas deux mètres de large,nous voilà traqués comme des malfaisants dans des couloirs de 6 mètres où jamais notre présence n'a ralenti une seul bus (même en panne, il ne faut pas plus de deux secondes pour dégager!). Le racket policier, digne d'une équipe de mafieux siciliens, peut faire penser que Paris est désormais jumelé à Palerme !
Ne jamais oublier de regarder très régulièrement son compteur au risque de ne pas surveiller plus attentivement la route... dès fois que l'aiguille dépasserait 50 (c'est pas facile de maintenir une vitesse régulière en moto, surtout en ville!). Un métier où le permis de conduire se confond avec le permis de travail mériterait une once de bienveillance de la part des autorités ! Le périf, saturé 12 heures par jour en moyenne par le report obligé des voitures chassées du centre, est un exercice risqué où le nombre de deux roues renversés par des automobilistes négligents (la fatigue est partout!) ne doit rien à la vitesse ! Au fait,si certains se demandent encore pourquoi les deux roues circulent entres les voitures dans les embouteillages (que diraient-ils si ceux-ci restaient sagement derrière la voiture qui précède ? Que la circulation serait totalement bloquée !). Sur le périf, c'est aussi moins dangereux de circuler entre que derrière car si une voiture (comme le code l'y autorise) freinait brusquement, le motard traverserait le pare-brise arrière. Sur le côté, il peut, par contre, faire un roulé boulé salvateur (ça m'est arrivé plusieurs fois!). La course en banlieue est un bonheur à côté!
La jungle c'est quand le danger peut survenir de tout les côtés...voilà Paris aujourd'hui! Je plains sincèrement les camarades en 4 roues qui, même s'ils sont confortablement assis au chaud, endurent un stress journalier. Il faut le vivre pour le comprendre et pas seulement dans le quatrième arrondissement!!!
Xavier D., critique constructif
Droits réservés
Je suis parisien depuis 24 ans, habitant le 16ème (encore un vilain capitaliste dont la tête doit tomber sur l'hôtel de l'écologie totalitaire). Je cumule à l'évidence tous les handicaps : cadre, marié, quatre enfants, et tenant à rester à Paris. Je n'ai pas de parking pour ma voiture.
Tout ce qui a été dit est vrai. Synthétisons les points positifs et négatifs :
- Bravo pour les places handicapées, rien à dire.
- Bravo pour le stationnement résidentiel à 0,5 euro la journée (mais il serait bien de pouvoir sélectionner également 2 ou 3 ou 4 jours, plutôt qu'uniquement 1 ou 5). Encore faudrait-il qu'il y ait assez de place pour inciter les automobilistes à laisser leur voiture et à prendre le métro. Or là, on les supprime à tour de bras. Le meilleur moyen de mettre un automobiliste dans sa
voiture, c'est de l'empêcher de se garer.
- Il y a deux ans, une rue près de chez moi a été en chantier : rajout de ralentisseurs, organisation de la chaussée. Deux ans plus tard, on recasse tout pour la mettre intégralement en stationnement interdit sur les deux sens. Bravo la gabegie !
- Il y a beaucoup de banques à Paris. Est-il absolument nécessaire d'utiliser 20m de trottoir devant chaque agence pour les transports de fonds ?
- Quand je vois les embouteillages à cause des voies de bus ou des travaux, je comprends mal : Pour supprimer la pollution, on augmente les causes de bouchon !?
- Le prix des parkings est prohibitif, donc les gens tournent.
- Le prix des taxis est prohibitif, donc les gens prennent leurs voitures.
SVP, pourrait-on un jour devenir intelligent ? Après tout, les gens qui nous gouvernent ont fait de études, et prouvé qu'ils avaient quelque chose dans la tête ! La politique n'exclut pas l'intelligence, mais elle devrait exclure la démagogie et le fanatisme, pour quelque cause que ce soit.
La ville est à tous !
Un dernier point : J'ai un chien. Nous lui avions appris "le caniveau". Maintenant, le caniveau, c'est un PV. Il faut ramasser, et on met des sacs à disposition pour le faire (merci pour la vieille dame qui ne peut pas se baisser) sinon, c'est très cher (toujours la mafia !). Oui mais voilà, les sacs plastiques ne sont plus écologiques, donc on les a supprimés !!!!! Résultat :
toutjours pas de caniveau, plus de sacs, mais toujours les PV ! Que doit-on faire ? En attendant, on utilise les sacs plastiques des supermarchés, enfin de ceux qui vous en donnent encore sans vous laisser tomber avec un caddie plein. Ce type de décision à l'emporte-pièce devient à la longue insupportable.
Finalement, la seule question que Mr Delanoé pose est celle là : Faut-il raser
Paris ? Peut-être, mais avec le maire aussi !
Charles P., habitant du 18ème depuis vingt ans
Droits réservés
Les projets actuels de circulation, de « réappropriation du bitume »par les piétons font vivre comme préconisé par Monsieur Contassot un véritable « enfer vert » aux automobilistes pour utiliser l'expression d'un de vos lecteurs. C'est beaucoup d'argent de dépensé pour pas grand-chose et beaucoup de mécontentement à l'arrivée... C'est à croire que l'enfer est ce qu'il y a de mieux partagé par ses administrés. Ils en voient de toutes les couleurs... Bertrand Delanoë se targue pourtant d'œuvrer pour une meilleure qualité de vie... Les « apparatchiks » de la mairie qui, eux, vivent en zone protégée apprécient sans aucun doute les pistes cyclables et peuvent promouvoir le vélo. Mais les autres...
Ceci ce passe dans le 18ème arrondissement. Je précise que j'habite ce quartier depuis 20 ans. Ainsi, j'ai pu constater le glissement progressif de sa décrépitude. Ce n'est pas une partie de plaisir d'habiter à cet endroit aujourd'hui...
Un exemple de l'obligation de relier les thématiques de la circulation et de l'insécurité. Car le recours aux transports en commun suppose que l'on s'y sente en sécurité. Les métros ? certaines lignes sont impraticables tôt le matin et la nuit du fait de leur insécurité (toxicomanes, nombreuses agressions). Voir la Ligne 12 à Marcadet Poissonniers . Il est décidemment très dur d'être un administrés de Bertrand Delanoë et je suis loin aujourd'hui d'être le seul à penser cela.
Bertrand Delanoë a depuis longtemps abandonné ces territoires urbains aux « crackers » et autres desperados... Pourquoi n'y a–t-il pas de problèmes de crack et de prostitution dans les « beaux quartiers » ? La Mairie de Paris a concentré dans le 18ème arrondissement tous les problèmes et ce sont les habitants qui en paient le prix. 17 arrondissements sur 20 ne respectent pas les pourcentages de mixité sociale. Celui-ci ainsi que deux autres arrondissements les explosent allégrement ! Le droit à la sécurité doit- il être un luxe ? L'idée du ghetto est inacceptable et c'est pourtant l'effet pervers de cette action. La désaffection de ces zones urbaines par la mairie explique en partie leur insécurité. Où sont les « actes pour une meilleure qualité de vie » alors que c'est un des points forts de la brochure récente du compte rendu de mandat public 2005 ?
Catherine C., mère de famille
Tolérance zéro (droits réservés)
Merci "perroquet libéré" (enfin du bon dialogue pour les Parisiens) de répéter nos propos. Je partage totalement les avis de bon sens et d'équilibre de la plupart de ceux qui m'ont précédée. Dommage que la Mairie ne les "entende" pas et mène une politique qui voudrait que les Parisiens se dressent les uns contre les autres. Ces témoignages seront de précieux arguments pour aider une nouvelle équipe à sortir les Parisiens de l'enfer.
Quand proposera-t-on pour nous inciter à moins utiliser nos voitures (qui resteront toujours indispensables selon l'âge, le handicap, le travail, les lieux de départ et d'arrivée plus ou moins bien desservis, le moment de la journée, la météo selon le type de déplacement que l'on a à faire, les sorties en banlieues ou en province, etc...) :
- des petits bus de proximité (à l'intérieur d'un quartier, d'un arrondissement ou entre deux arrondissements) non polluants, fréquents, aux arrêts nombreux ou à la demande ?
- des aires de stationnement pour courte durée -tous les 20 ou 30 mètres pompiers ou pas, avec disque comme autrefois- (service gratuit rendu aux automobilistes obligés ou pressés au but de petites livraisons, dépôts d'objets ou de personnes malades, âgées ou handicapées avec nécessité de conduite parfois jusqu'à leur étage, ce qui est impossible avec le nombre de barrières construites sur les trottoirs en même temps que l'absence totale de stationnement le long de nombre d'entre eux) ?
- des parkings plus nombreux et beaucoup moins chers de courte durée ou résidentiels (pour habitants d'immeubles anciens qui vivent un calvaire faute de ceux-ci) ?
En ce qui me concerne, je prends beaucoup le métro même si, à des heures de pointe, c'est un peu dur mais quand je dois aller chercher en voiture ma mère âgée pour des courses ou une sortie, même chose pour mes tout-petits enfants, c'est un véritable casse-tête ou la contravention assurée ou une fatigue plus que certaine. Ne pas s'étonner alors si les occasions de profiter des ressources de Paris diminuent, si le lien s'espace entre les générations et si les magasins, cinémas, théâtres ou musées connaissent une baisse de fréquentation. Quant à déballer un gros chargement de supermarché ou un paquet encombrant sans garage privé, c'est devenu dans certaines rues presqu'impossible. On ne peut abandonner sa voiture 5 minutes sans risquer le PV.
Quant aux taxis, on en trouve difficilement ou pratiquement pas à certaines heures ou quand il pleut. Contrairement à ce qui se passe dans de grandes ou plus petites villes étrangères, où une noria de "petits" taxis à couleur unique circulent en permanence, sont facilement repérables, plus souvent disponibles car moins chers et plus nombreux et plus petits. Je ne comprends pas que le secteur privé ne se soit pas emparé de ce créneau, y-a-t-il un monopole en France, non conforme au système concurrentiel qui augmente la diversité de l'offre au bénéfice du citoyen ? Idem pour l'installation de nombreux points de vélos - locations à durées variables et réparations possibles - qui en inciteraient plus d'un à utiliser les coûteux couloirs maintenant créés à cet effet.
Guy F., 'parisien pas trop naïf'
Bertrand Delanoë adore les sondages...qui lui sont favorables. Il avait déjà fait le coup avec le PDU. Il récidive avec le Plan de déplacements de Paris. Et il y met les grands moyens : questionnaire sur Internet, envoi à domicile joint à son magazine A Paris, et mise à disposition dans les mairies d'arrondissement.
Dès la première question, il vous met dans l'ambiance : approuvez vous mon action ? Quand aux 13 questions qui suivent, elles sont du même jus. Presque toutes gomment la voiture, alors que le vélo revient pratiquement à chaque paragraphe. Et, bien souvent, les réponses sont suggérées. Bref, une sorte de simulacre, dont le maire se dédouane par anticipation sur l'organisme de sondage "institut d'études indépendant" !
Le doute sur la fiabilité des résultats pourrait s'installer simplement au vu de ce qui précède. Mais ce qui devrait mettre le coup de grâce à cette enquête, c'est la possibilité d'y répondre autant de fois que l'on veut, ce qui ne manquera pas d'en fausser grossièrement les résultats.
Mode d'emploi :
- par Internet : remplir autant de fois que l'on veut le questionnaire en modifiant les "renseignements complémentaires", sur le sexe, l'âge, la profession et l'arrondissement de résidence.
- par courrier : retirer dans sa mairie d'arrondissement autant d'enveloppes que l'on veut, puis cocher les cases que l'on souhaite en modifiant également les renseignements complémentaires comme indiqué ci-dessus et renvoyer chaque questionnaire dans son enveloppe T.
Si chacun de vos lecteurs remplit 30 questionnaires, ce qui lui prendra une petite heure, on peut imaginer que 100000 questionnaires au bas mot seront pipés ! Il ne leur est d'ailleurs pas interdit de dire à tous leurs amis d'en faire autant.
Il est également possible que les fanas de la bicyclette bourrent également l'urne, ce qui permettrait de constater que 100000 Parisiens utilisent un vélo chaque jour, sans que cela se voie !
Alors, à vos enveloppes !
Lorsqu'on donne la parole aux citoyens, ils la prennent !
Vous aussi, réagissez en envoyant votre témoignage à l'adresse parisseveille@hotmail.com
--------------------------------
Lire la suite des témoignages : cliquer ici
Mercredi 21 Décembre 2005
Vous avez la parole
|
Pétition sur la circulation
|
Un site bilan du mandat Delanoë
|