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Circulation à Paris : tranches de vie
Les lecteurs du Perroquet Libéré racontent leurs petites galères quotidiennes, fruit d'une politique visant à leur "faire vivre l'enfer".
Ca ne s'invente pas.
Petit conte, par Michelle, joyeuse riveraine de la rue Quincampoix
Il était une fois une très très veille rue de Paris, répertoriée depuis 1203, cette veille rue est classée "quartier tranquille" : voie piétonne, vitesse limitée à 15km/H et sens unique.
Mais voilà que des petits lutins très bêtes ont décidé qu'il fallait réduire la circulation et, du coup, le boulevard Sebastopol est bouché. Les automobilistes passent donc dans cette rue dans les deux sens et à vive allure.
Mais ce n'est pas tout : un spa c'est installé et, là, surprise, les propriétaires ont enlevé la porte d'entrée classée. Les riverains se sont manifestés auprès du propriétaire. Réponse : "je fais ce que je veux, je connais Delanoë" ???? Coup de fil à la mairie... La porte est en réparation !!!!!!!!!!!!!! Depuis un an...
Mais les joyeux riverains qui sont très heureux d'habiter un quartier tranquille se sont aperçus que leur nuit était un enfer : 2h du matin, fermeture des restos; 4h, sortie des boîtes de nuit (bagarres, cris, etc... jusqu'a 6h 30); ensuite camions-poubelles bruyants, puis nettoyage des rues. Les petits lutins très bêtes répondent qu'ils ne peuvent rien faire. Alors peut être qu'un jour les joyeux riverains vont se réveiller -car ils dorment le jour- et que les petits lutins très bêtes iront rejoindre le père Noël tandis des petits lutins intelligents prendront leur place... et la rue Quincampoix retrouvera la tranquillité.
La retraite de Cluny, par Alain P.
Et pourtant, on tourne !
Ma chère Maman vient de fêter ses quatre vingt seize ans. Sans canne et avec panache.
Hier dimanche, nous avons voulu visiter le musée Cluny. "Prenons le bus, me dit-elle, comme cela nous n'aurons pas de problème de stationnement".
Petite marche à pied vers l'arrêt de bus 87, avenue Daumesnil (12e). Manque de bol, il n'y a pas de bus 87 le dimanche. Ca commence bien.
Heureusement, ma fidèle voiture nous emmène et, quelques minutes plus tard, nous sommes rue des Ecoles. Pas de bol, encore une fois, toutes les rues entourant le musée sont interdites aux voitures le dimanche ! Après des tours et détours dont je vous épargnerai les détails, nous avons décidé d'abandonner le musée, pour nous rabattre sur le jardin du Luxembourg qui n'est pas très éloigné.
Toujours aussi malchanceux, nous constatons que toutes les rues permettant d'accéder au jardin depuis le boulevard St Michel sont fermées à la circulation !
Heureusement, nous avons fini par nous garer pas trop loin du jardin grâce à l'amabilité d'un policier qui a bien voulu me laisser passer et me garer.
Au retour, j'ai quand même laissé ma mère s'assoir sur un siège dans un abribus le temps que je récupère mon auto pour la ramener chez elle. Merci M. le Maire, grâce à vous les vieux savent qu'il vaut mieux rester chez soi.
Ville morte, par Madame L. et son vieux chien
Ayant parcouru avec plaisir les témoignages concernant la circulation, j'ajoute le mien.
Banlieusarde de 55 ans, avec beaucoup d'arthrose et un vieux chien qui n'aime pas rester seul à la maison, c'est en voiture que je vais à Paris... uniquement pour rendre visite à mes parents âgés.
Fini les courses à Paris, les restos et autres expos. Toutes mes dépenses, je les fais en banlieue. Qant aux transports en commun, dès le coucher du soleil, c'est l'insécurité et comment y transporter un quelconque colis ?
Pour moi, Paris est une ville morte...
Sens unique, par Dan J. (11ème arrondissement)
Tout d'abord merci à vous de fédérer la "resistance" face aux doctrinaires de la mairie de Paris.
Dans le 11° arrondissement, comme ailleurs, le parti-pris de rétrécir la largeur des rues pour gêner la circulation, est mis en oeuvre : la rue Oberkampf est ainsi en pleins travaux depuis 2 mois, pour la transformer en sens unique avec des trottoirs élargis.
J'ai écrit au maire du 11° pour lui dire mon désaccord, évidemment je n'ai jamais eu de réponse, alors qu'il a adressé à chaque habitant un courrier personnalisé pour justifier le "plan", et que la revue municipale (elle aussi envoyée à chaque habitant) fait l'apologie de cette politique "des transports".
J'espére vraiment que votre mouvement va prendre de l'ampleur, et peser sur les éléctions municipales, qui, je l'espère, feront payer à Delanoë et à son équipe, le mépris dans lequel ils tiennent les habitants de Paris.
Une ville de oufs, par Patrick M.
Coucou, les automobilistes parisiens,
Habitant Paris depuis 40 ans, entrant dans les années « vieux c… », patron d'une petite entreprise (« salaud de patron ») dans le 19ème, habitant le 7ème (voir avant : « les bourgeois c'est comme les cochons, plus ça devient vieux plus ça devient c…), je profite de votre site pour me faire une petite séance de psychanalyse pour me détendre après un calvaire dans Paris.
Heureusement que je fume comme un troupier, car la pollution ne peut plus rien contre mes poumons. Amis de Val Voline, bonjour ! Donc, le pervers vert ( P.V.) continue sa crise. Au début, je trouvai bien d'améliorer certains carrefours pour, le naïf que je suis, améliorer la circulation de tous.
Et puis, j'ai vu des rues où il n'y pas de commerçants, pas de piétons, pas de problèmes, défoncées pour élargir des trottoirs déjà vides... Tiens, il est bizarre ce mec, peut-être qu'il veut faire des trottoirs pour les chiens ? Bientôt, j'ai compris : suppression des places de stationnement, suppression de la moitié des voies de circulation.
Enfin, la banlieue ne pourra plus venir à Paris en voiture. Pas mal Delanoë et son P.V., en fait vous êtes bien des bourgeois comme moi, isn't it ? Restons entre nous…
Ensuite, il père sévère dans le boulevard de Magenta. Le bordel depuis, je ne vous dis pas ! Et maintenant, ils ont attaqué la rue de Maubeuge : bloquée de chez bloquée, enfin ça termine la ligne Maginot anti-bagnoles, impossible d'aller aux grands magasins en provenance de l'est et du nord de Paris, ne parlons pas de la banlieue (mais, c'est où la banlieue ?).
Donc, ce matin, j'ai rendez-vous dans le 17ème et je prends (le dingue !) ma moto (la pauvre !). Eh bien, c'est simple, Delanoë et son P.V. ont élargi les trottoirs pour nous les motards, sympa les mecs. Parce que sinon je serai toujours dans les embouteillages (à consommer avec modération, les bouteilles de bagnoles) avec ma Val Voline et mon paquet de clopes.
Ce matin, c'était exactement comme les jours de grève des transports en commun, même les bus ne bougeaient pas. Même ma moto, elle calait par manque d'oxygène, hop, un coup de Val Voline dans le filtre à air et ça repart. A ce stade, c'est désopilant (petite coccinelle qui se ballade dans les coins en se marrant, comme dans la Rubrique à Brac, les vieux sauront ce que je veux dire).
En conclusion, triste ! On pleure ! Le baron Haussmann a élargi les avenues pour permettre à l'armée d'entrer dans Paris en cas d'émeute, Delanoë les ferme pour empêcher les citoyens d'entrer dans Paris pour travailler et faire leurs courses !
Qui a un petit vélo dans la tête ? Bonne ballade dans Paris à tous.
Paris au coeur de l'Europe, par Jacques G. (Paris 5ème)
Bloqué sur la route : la routine
Retour de voyage professionnel :
Madrid-Paris, 2 heures en avion.
Puis Roissy-Paris, 2 heures en taxi.
Et selon le chauffeur de taxi, c'est tout le temps comme ça entre 17h00 et 20h00.
Et dire que Delanoë voulait les JO...
Engluée dans le Marais Nord, par Louise (3ème arrondissement)
Après trois ans de travaux, un an de bulldozers, le troisième arrondissement semble être la cible de travaux incessants.
Comme si les nuisances afin de rétrécir les rues de faire des trottoirs immenses pour laisser place aux motos et terroriser les passants, afin d'incruster des potelets hideux, de barbouiller la chaussée de goudron douteux ne suffisaient pas, voici que le seul endroit encore praticable hors manif, le long du square du Temple, en face d'un bâtiment des douanes, est depuis huit jours hérissé de gigantesques cabanes de chantier, flanquées de hautes barrières, condamnant les nounous à une longue file d'attente pour accéder au jardinet. Il va sans dire que trente places de stationnement résidant ont été "neutralisées".
Scénario sadique : d'abord, pose d'un long ruban rouge et blanc avec un écriteau flou parlant de la neutralisation du sationnement à partir du 23 octobre... pas d'indication de la nature des travaux, (ni d'indication de la durée), fureur des automobilistes.
A la veille des vacances de la Toussaint. Pour ma part, je suis obligée de ventouser une place hors de la rue Perrée, et de louer une auto.... pour conduire ma mère âgée sur la tombe de ses chers défunts.... Et je préfère ne pas envisager la concrétisation de la "neutralisation" pour ceux qui ont eu le malheur de laisser leur véhicule dans la "zone" en question.
Pour lire d'autres témoignages :
Perroquet : quès aco?
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Le Perroquet Masqué
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La vie à Paris
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Paris roule-t-il ?
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Bêtisier
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Plumes acérées
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Citoyens actifs
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Scoops
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Législatives 2007
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Communiqué
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Un site bilan du mandat Delanoë
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