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Com' d'hab

A Paris, quand la mairie peine à régler un problème, elle... lance une campagne de com' !



Ah les vilains Parisiens !

La main dans le sac !
La main dans le sac !
Si l'on en croit la dernière campagne de communication de la Ville de Paris, c'est de leur faute si les rues de la capitale sont aussi sales. Si les comportements individuels des habitants sont bien évidemment en cause, les incivilités ont cependant bon dos... Quid du taux d'absentéisme des agents nettoyeurs, le plus élevé de l'administration parisienne (10% !) ? Quid des conséquences du changement des méthodes de nettoyage qui, sous prétexte d'approche globale, a déresponsabilisé les agents ? Quid de l'abandon des fameuses motocrottes qui se faufilaient dans les ruelles les plus étroites ? Il n'est tout de même pas aberrant de penser que ceux qui sont responsables de la propreté de la Ville, en l'occurrence l'adjoint -écolo !- à l'environnement Yves Contassot, ont quelques comptes à rendre au sujet des effets de la politique qu'ils mènent dans ce domaine !

Pour désamorcer des critiques pourtant légitimes devant les défaillances de sa gestion, la municipalité a trouvé la parade : une bonne vieille campagne de communication renvoyant la responsabilité sur la population.

Ben voyons ! (DR)
Ben voyons ! (DR)
Un technique déjà éprouvée sur le sujet, tout aussi controversé, de la hausse des accidents de la route dans la capitale. A ceux qui seraient tentés d'y voir une conséquence du bric-à-brac instauré par la politique anti-voitures menée tous azimuts par les Verts, la réponse était là aussi toute trouvée : la faute aux parisiens ! Une belle campagne d'affichage déclina ainsi les risques engendrés par les incivilités des uns et des autres.

Double avantage pour la mairie : elle se retouve ainsi exonérée de toute responsabilité par ces grandes affiches recouvrant largement les panneaux de la capitale et peut même se targuer d'avoir agi puisqu'elle a mené une vaste "campagne de sensibilisation" dans l'intérêt général.

Pas que l'intérêt général d'ailleurs car ces belles campagnes ne sont pas gratuites : si un secteur ne peut pas se plaindre de la politique économique de la mairie de Paris, c'est bien celui de la communication dont les entreprises se partagent les nombreux appels d'offres visant à dédouaner les élus de leurs responsabilités dans tel ou tel domaine.

Jeudi 03 Mai 2007
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