Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Contre la droite bling-bling, Delanoë ressort la gauche caviar

Les "talents de Paris" se mobilisent pour Bertrand Delanoë.
Au menu : people, gros contribuables, obligés en tout genre et... caviar !



Contre la droite bling-bling, Delanoë ressort la gauche caviar
C'est plus fort que lui : même dans une campagne municipale axée sur la proximité et les sujets du quotidien, il faut que ça brille. Qu'on fasse la fête.

Le 18 février, Bertrand Delanoë réunissait un parterre de gens connus s'intitulant modestement les "Talents de Paris" pour montrer aux Parisiens qu'en matière de mondanités aussi, il a "un temps d'avance".

Ils étaient rassemblés au musée des Arts Forains, autour d'un buffet alimenté à grand renfort de foie gras et de caviar. Comme quoi, même à gauche, l'obscénité de ceux d'en haut s'affiche de façon décomplexée.

Il n'est pas inintéressant de se pencher un peu sur ces fameux "Talents de Paris". Inutile d'y chercher des artisans : ils ne rentrent pas dans la définition...

On y trouve en revanche pas mal de gens qui ont en effet de bonnes raisons d'aimer le maire de Paris. Ceux qui bossent pour lui par exemple : Fabien Galthié, recasé à l'Hôtel de Ville après sa retraite d'international de rugby, Jean-Michel Ribes, nommé à la tête du théâtre du Rond-Point par la municipalité, Lionel Stoleru, président du CODEV par les bonnes grâces du maire, ou encore Alain Geismar, ex-membre du cabinet de Bertrand Delanoë.

Il y a aussi ceux qui, pour diverses raisons, peuvent dire merci à Bertrand Delanoë : Luc Besson (merci pour la responsabilité du film de promotion des JO, même s'il a déplu au CIO...), Cabu (merci pour l'expo de mes dessins à l'Hôtel de Ville et dans le bulletin municipal), Alain Cayzac (merci pour la subvention municipale du PSG), Max Guazzini (merci pour le stade Jean Bouin), Orlando (merci pour l'hommage à Dalida), Elie Semoun (merci pour le Show-Case), Line Renaud (merci pour la place Loulou Gasté), ou Nadine Trintignant (merci pour la place Marie Trintignant). Ils sont trop nombreux pour être tous cités...

Et il y a ceux dont on ne sait pas bien quel "talent" leur vaut d'être là, comme Mazarine Pingeot, "écrivain et professeure" ou Tristan Mendès-France, "blogueur". Un talent héréditaire, sans doute.

Beaucoup de gros contribuables (spéciale dédicace à Pierre Bergé, BHL et Max Théret dont ceux qui se souviennent des scandales financiers du mitterrandisme finissant n'ont peut-être pas oublié le nom) en tous cas, et même quelques habitants de Neuilly sans doute venus pour saluer les efforts de Bertrand Delanoë en faveur du Grand Paris. A l'heure de l'ouverture, la gauche caviar intégre aussi des personnalités d'habitude marquées à droite comme la chiraquienne Line Renaud et le patron de Pink TV, Pascal Houzelot, ex-collaborateur de Chirac ensuite recasé dans l'état-major de TF1.

Il fallait être là pour compter vraiment. C'est sans doute pour ça qu'il y a eu des incrustes comme Gérard Miller qui se pavane devant la caméra du Parisien alors que son nom n'est pas au nombre des "200 Talents". Un nombre qui n'est pas sans rappeler les 200 familles dont la gauche reproche sans cesse à Françoise de Panafieu d'être l'héritière.

Gauche caviar contre droite bling-bling, ça promet pour 2012...

Mercredi 20 Février 2008
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