Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Coup de gueule contre la paralysie de la ville

Automobilistes, motards, livreurs et même cyclistes et piétons... Chaque jour, Le Perroquet Libéré reçoit les messages excédés de ceux qui en ont marre de payer les pots cassés.

Jusqu'à quand le maire et ses affidés les ignoreront-ils ?



Daniel H., banlieusard et poète

Air connu.

J'aime Paris au mois de mai
Quand les Homos renaissent
Qu'une nouvelle jeunesse
S'empare de la vieille cité

J'aime sentir sur les places
Dans les rues où je passe
Ce parfum de bus qui passe
A travers toute la ville
J'aime, j'aime Paris au mois de mai

J'aime quand le vent m'apporte
Des bruits de toutes sortes
Klaxons et pétarades
D'embouteillages qui s'attardent
J'aime, j'aime Paris au mois de mai

J'aime Paris au mois de mai
Avec ses écologistes
Et ses bobos-plagistes
Que le printemps a ramenés
Comme chaque année le long des quais

J'aime quand le soir sévère
Etend la paix sur terre
Entre vélos, piétons, auto,motos
c'est la guerre
Il me plaît à me promener
J'aime, j'aime Paris au mois de mai
J'aime, j'aime Paris au mois de mai

Un banlieusard

Hubert Q., piéton

Même les piétons... (droits réservés)
Même les piétons... (droits réservés)
Moi, piéton parisien.

Je fais partie de la majorité silencieuse. Je ne klaxonne pas, je ne râle pas contre les couloirs de bus, je ne me plains pas quand on installe un nouveau sens interdit quelque part... Normal, je n'ai pas de voiture. Je devrais donc, théoriquement, être heureux de la politique de la ville de Paris. D'autant plus que, comme tout bon « bobo-écolo » qui se respecte, j'ai voté Delanoë avec enthousiasme. C'était en 2001. Depuis, hélas, ma colère est montée. Et aujourd'hui, elle éclate.

Oui, je suis piéton et furieux. Oui, je suis piéton et j'en ai marre que les trottoirs soient envahis par un mobilier urbain inutile et encombrant. J'en ai plus qu'assez de voir que la ville à été livrée à des urbanistes dont l'objectif premier n'est pas le bien-être du piéton.

Expliquons-nous. Avant Delanoë, je pouvais conduire mon enfant à l'école en le tenant par la main. Et puis les forces d'occupation de l'espace sont arrivées. Elles ont aussitôt ceinturé les espaces avec des barrières, avec des pics de métal, avec des blocs de béton, créant le déplorable sentiment que les parisiens étaient mis en cage. Elles ont créé des embouteillages de piéton. Des exemples ? Tenez, boulevard Voltaire, à la hauteur de la place de la Nation, les forces d'occupation du sol ont installé une bétonnière (baptisé jardinière par Baupin) qui occupe la quasi totalité du trottoir. Résultat, il est impossible de passer si on tient un enfant et un sac. Le rétrécissement du passage entraîne un embouteillage de piétons. Certes, on pourrait apprécier l'effort de la mairie de créer des espaces verts. Mais où est l'espace vert ? Je vois un bloc de béton surmonté de quelques brins d'herbe. L'esthétique en est pour le moins discutable. Une municipalité écologique aurait planté un arbre, qui ne prend guère de place au sol, et fait de l'ombre en été quand on souffre de canicule. Cette solution aurait économisé du béton...

Après tout, peut-être s'agit-il d'une petite erreur, agaçante pour les habitants du quartier mais sans gravité. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une erreur mais bel et bien d'une politique délibérée d'occupation de l'espace. Regardez le boulevard de Magenta : la chaussée réservée aux automobiles a été amputée de quatre mètres et les trottoirs ont été agrandis d'autant. Le piéton que je suis devrait se réjouir. Hélas. La petite partie réservée aux piétons n'a pas été élargie d'un centimètre. En revanche on a installé une piste cyclable sur le trottoir et, surtout, on a réservé, toujours sur le trottoir, une bande de plus d'un mètre de large à Decaux. Oui, à Decaux. Aux panneaux publicitaires Decaux. Ils sont bien plantés, perpendiculaires à la chaussée, occupant le maximum de place possible. En clair, Denis Baupin, écologiste de gauche, a pris de l'espace aux automobilistes pour le donner à une société anonyme cotée au CAC 40 ! Autre exemple, boulevard de Clichy, les urbanistes ont surélevé le terre-plein central et l'ont entouré de béton. Résultat ? Outre que la perspective est gâchée, outre que les piétons ne peuvent plus traverser, outre que le mobilier urbain crée des embouteillages de piétons, il faut contourner des obstacles pour pouvoir marcher. Essayez donc en tenant un enfant d'une main et un sac de supermarché de l'autre ! Essayez donc de grimper sur ce trottoir si vous avez des difficultés à marcher ! Quand aux « petits » trottoirs, ils sont occupés par des piques de métal qui, souvent, interdisent purement et simplement la marche des parisiens qui sont obligés d'aller sur la chaussée.

Essayez donc de marcher dans Paris si vous êtes une personne âgée qui craint d'être bousculée dans un embouteillage de piétons ! Essayez donc de tenir votre poussette d'enfant sur les pentes des passages piétons ! Sans oublier le clou de l'absurdité : les chicanes installées au milieu des chaussées. Certaines sont impraticables si vous avez par exemple une valise à roulettes ou une poussette d'enfant. Les passages piétons sont désormais signalés par d'énormes piques de métal marronnasse avec un capuchon blanc. Passons sur l'esthétique. Mais l'espace entre les piques est trop étroit pour que deux piétons se tiennent côte à côte. Alors comment faites-vous avec votre enfant de trois ans qui en tient pas en place ? Et quand vous arrivez en face, comme l'espace est trop étroit, vous avez droit à un embouteillage de piéton. Pendant que vous attendez que l'espace se libère, le feu passe au vert et les voitures arrivent... Merci aux urbanistes, merci à Delanoé, merci à Baupin.

Bref, assez, assez, assez ! En tant que piéton, je demande instamment que nos trottoirs nous soient rendus. Je demande la suppression des panneaux Decaux, le retrait des piques de métal, la suppression de toutes les chicanes, le déplacement des lampadaires et des arbres (ils doivent plantés être au bord des trottoirs, pas au milieu !) et la réduction des bétonnières. Il faut libérer l'espace, briser les murs, ouvrir les cages.

Michele T., cycliste déboussolée

Hier je passe rue Saint-Martin et qu'estce que je vois ? Nos charmants policiers qui sciaient les antivols des vélos garés sur les grilles de protections des rues.

Ce n'est pas la première fois que cela se passe dans le 3 arrondissement (un article était paru dans le Nouvel Observateur ). Que faut-il faire ? Une voiture impossible ,une moto impossible, un vélo impossible... A chaque fois la police nous répond : allez vous garer dans les emplacements prévus ! Mais ils sont insuffisants, à moins que ce soit la nouvelle commissaire qui fait de la répression a outrance ????

Hervé G., prisonnier d'un quartier vert

Que peut-on ajouter au témoignage sur le quartier vert Alésia-La Tombe Issoire (pour le lire, cliquer ici) ? En fait pas mal de points qui pourront corroborer le fait que les riverains de ce quartier sont unanimement fatigués d'une gestion catastrophique. L'auteur de cet article parle beaucoup de la rue Corentin, il a raison, mais il en oublie d'autre rues.

Depuis les débuts des travaux du tramway, une partie de la circulation des boulevards des Maréchaux s'est reportée sur des axes parallèles. Mais non content de bloquer une des artères de Paris, l'administration à décider de cumuler les travaux dans la rue d'Alésia, remplaçant tant bien que mal les boulevards des Maréchaux. Résultat des courses, la Rue d'Alésia est constamment bouchée, les bus ne peuvent plus en circuler. Ces travaux continu pénalisent donc aussi bien les autonomistes, que les personnes, qui excédés par nos politiques, ont décidés de laisser la voiture au garage et se sont résignés à prendre les transports en commun.

Serge B., habitant du 9ème arrondissement

(droits réservés)
(droits réservés)
La Place Franz Liszt est une sorte de petite baie au confluent des rues La Fayette, Hauteville et Petits Hotels. J'y habite un vieil immeuble riverain. Chaque jour, de ma fenêtre, je vois deux à trois motards se faire renverser par les voitures qui, remontant La Fayette, tournent à gauche pour emprunter d'Hauteville en coupant le couloir de bus à contresens. Cela apporte du mouvement et un peu d'animation sonore grâce à la variété des sirènes (ambulances, pompiers, police secours ). Le tout souvent agrémenté par les "pin-pon" de Gaz urgence ou de SOS Médecins. La plupart du temps, pourtant, ces bruits là sont couverts par le concert d'avertisseurs dont nous gratifient les voitures bloquées rue La Fayette par le carrefour du Bd
Magenta tout proche et où, depuis la suppression de quatre voies sur six, un fleuve d'acier se fraie péniblement un lent chemin empanaché de fumées d'échappement (là aussi, les rencontres impromptues entre piétons et cyclistes qui se disputent l'usage du trottoir-piste cyclable est une inépuisable source de distraction pour les habitants).

Riverain, je n'ai bien entendu aucune possibilité de stationner pour charger mes bagages les rares jours de l'année ou je veux sortir ma voiture du garage où elle dort pour cent quatre vingt-euros par mois. L'autre dimanche, pourtant, j'ai eu la chance de pouvoir m'arrêter devant mon immeuble qui est à trente mètres du garage (mais le nouveau plan de
circulation interdisant la circulation des particulier sur un tronçon de la rue Chabrol, j'ai du, pour y parvenir, monter la rue 'd'Abbeville, descendre la rue du Fbg Poissonnière, tourner à gauche dans la rue des Petites écuries et remonter la rue d'Hauteville. Comme il était sept heures du matin, ce dimanche, cela ne m'a pris qu'un petit quart d'heure. J'ai donc arrêté mon véhicule sur le bateau de la porte cochère qui est inutilisé depuis trente ans, la cour étant interdite aux véhicules, et je suis entré dans l'immeuble pour prendre les bagages que mon épouse gardait dans le hall. Le temps de saisir les valises et de ressortir, mon pare-brise
était agrémenté d'un ticket vert pour stationnement interdit sur un bateau et j'ai vu filer la voiture de police. A sept heures du matin un dimanche, vous avouerez qu'un tel dévouement a la cause de l'ordre public mérite d'être salué.

Quinze jours plus tôt, dans les mêmes circonstances, une dame-lustucru (élégante casquette à damier) m'a conseillé, alors que j'allais m'arrêter devant l'immeuble, de me garer plutôt sur l'emplacement réservé aux livraisons puisqu'en somme, je n'en avais que pour deux minutes.
Deux minutes après, donc, en ressortant, j'ai trouvé la même dame Lustucru en train de verbaliser mon véhicule garé selon ses instructions. Devant mon étonnement (le mot est faible) elle s'est bornée à me répondre que "c'était les ordres". Cette fois, c'est l'astuce primesautière du procédé que je veux saluer tantv il contredit les vieilles blagues de guignol sur les capacités intellectuelles de la maréchaussée.

Michel R., miraculé

(droits réservés)
(droits réservés)
Ceci est un témoignage concernant un accident qui m' est arrivé il y a quelques jours au petit matin à coté de la gare de l' Est. Parisien depuis dix ans je travaillais dans le 11ème arrondissement et j' habite dans le 13ème, avenue d' Italie. Pour me rendre au travail 15mn en voiture, 35 en métro (2 changements).

En 2003 j' ai changé de lieu de travail et je bosse maintenant à Saint Denis. Pendant quelques mois j ai sagement pris metro+ tramway soit entre 1h et 1h20 en raison des nombreux retards du tramway. Puis j ai craqué pour la voiture soit environ 1 demi heure jusqu'à ce que les paranoïaques verdâtres de la mairie s'occupent du 13ème arrondissement. Coupe-gorge rendant impossible le trajet vers le périph (1h pour accomplir le parcours Tolbiac Porte d Italie) barricades dignes de Victor Hugo avenue des Gobelins Et je passe sur les réductions d'espace place d'Italie et bd Vincent Auriol. Résultat cyniquement attendu par nos fins stratèges écolofanatisés: durée de trajet doublée. J'ai alors commis le sacrilège de passer à la moto et fait l' acquisition d' une petite 125 d' occase car mes horaires de travail sont irréguliers et je dois faire face à des appels d'urgence incompatibles avec la lenteur et les surprises des transports en commun. Je me gèle, je me mouille, je risque ma peau dix fois par jour mais j ai retrouvé un temps de parcours acceptable et mon réveil sonne 45mn plus tard. L'autre matin, donc, dans la pluie et le vent jétais passé devant la gare de l'est et roulais vers la rue de La Chapelle ou la mairie vient d'installer un de ces goulots d étranglement dont elle a le secret. Et j'ai commis l'infraction de doubler la file a l' arret par la gauche DU MAUVAIS CÔTE de la ligne discontinu. Feu vert. Le bus à ma droite demarre et nous roulons côte a côte une fraction de seconde. C'est alors qu' un autre bus garé en face me voit, met clignotant et pleins phares et me fonce dessus. J'imagine qu il aurait freiné avant de m'écraser. Mais dans le doute j'ai pilé et avec un 2 roues sur un bitume détrempé ca ne pardonne pas. Je me suis affalé par terre le long de l'autre bus qui me voyant passer sous ses roues s'est arrêté net. J'ai senti l énorme pneu me pincer la manche du blouson et 5 cms plus à droite j'avais le bras broyé. Ce n est pas la première fois que je vois un bus provoquer volontairement un accrochage mais c' est la première fois que je vis en direct la rencontre avec un individu capable de tuer pour faire respecter sa priorité ! Complètement choqué je n'ai pas compris tout de suite que c est lui qui est venu me relever. Il me regardait avec l'oeil du chasseur qui vient d'abattre une belle pièce au cours d' un safari. Et je n'oublierai jamais ce regard. Je pense que la RATP comporte dans ses rangs la même proportion de gros beaufs fascistes que toutes les corporations de tous les pays du monde mais j'ignorais qu'on avait rétabli la peine de mort pour les infractions au code de la route.

Quel rapport avec la mairie me direz-vous ? Et bien il est psychologique. En segmentant ainsi les rues, on réveille l'esprit de clans, on monte les catégories les unes contre les autres. Dans la même journée, le même être humain peut etre piéton, usager des transports puis d'un véhicule personnel. En déclarant la guerre ouverte aux véhicules polluants et en oubliant volontairement les humains qui les conduisent, Delanoë, Contassot et Baupin ont délibérément ouvert la chasse à l'homme et induit ce comportement zoologique de mâle dominant du troupeau chez celui qui conduit le plus gros engin divinisé du matin au soir par une propagande totalitariste. Franchement, je n ai pas la force d'obéir à leur fantasmes et de faire à vélo les 15 kms qui séparent mon domicile de mon boulot. J'ai bientot 60 balais, une bedaine et un coeur en rapport. Je sais que Baupin préconise de déménager plus près de nos lieux de travail, mais moi j aime mon quartier et je ne supporte pas les fanatiques.

Nicole S., en verve

PARIS EN FOLIE

Depuis quelques lundis
Paris est en folie !
Folie des retours
Folie des faubourg !

Retour des idées folles
D'abattre le pétrole...
Place aux rollers et vélos
Pour suffire aux écolos !

Folie des faubourgs
Et des taxis pris de court
Tout comme les livreurs
Et nous pauvres chauffeurs !

Au nom de l'écologie
Paris est en folie
Mort aux automobilistes
Et à tous ceux qui résistent !

Pauvre rue de Rivoli
Défigurée et meurtrie
Par ces sots pris de folie
D'embouteiller tout Paris !

Et la pollution fait rage
Créant d'énormes nuages
Qui dans le ciel voyagent
Au-dessus des embouteillages !

Ah ! bravo les écolos
Pour ce charmant tableau !
Pour juste quelques vélos
Vous avez gagné le gros lot !

Paris est en folie
Du matin à minuit
Au nom de l'écologie
Et de ses inepties !

COULOIRS ECOLOS

Autos motos, même topo !
Tu sais les écolos
C'est pas des rigolos
Ils ne jouent pas du pipeau

Tout ce qui est à moteur
Les met de mauvaise humeur
Sauf les gros autobus
Qui roulent par sauts de puces

Couloirs écolos...
Attention bobo !
Pas de cadeau
Même pour les motos !

Leur caprice coûte très cher
Faut rembourser les murs de pierre...
Alors tous les moyens sont bons
Pour récupérer des ronds

Couloirs écolos...
Attention bobo !
Seulement des vélos
Et pas de motos !

Ils ont mis partout des flics
Pour nous soutirer du fric !
Ils traquent tous les motards
Qui roulent dans les couloirs...

Couloirs écolos...
Attention bobo !
Autos motos...
Même topo !

Ca va péter à la rentrée
Tout Paris va se révolter
Taxis, livreurs, chauffeurs, motards
On va tous piquer un fard...

Pour tous ces dingos
Pas de cadeau !
Opération escargot...
Ca c'est rigolo !

Michel, habitant des beaux quartiers

Paris, ce n'est pas uniquement des problèmes de circulation, mais aussi de stationnement. Habitant dans un quartier "dit résidentiel", le 16ème arrondissement, je/nous avons la chance d'avoir deux places de stationnements payantes squattées par un commerçant pour sa camionnette/réserve/atelier depuis deux ans et par contre en 10 minutes de se faire enlever sa propre voiture si l'on est sur une place de livraison devant chez soi et à 15 mètres du commerçant...

Je mentionnerai aussi les places "réservées aux voituriers", les taxis qui stationnent en triple file et bouchent la circulation... Mais sans doute que, comme eux "travaillent" ils ont droit à la "clémence" de la préfecture...

Différents écrits au commissariat de police sur ces différents sujets, permettent d'avoir les réponses suivantes:
"Les effectifs s'emploient régulèrement à faire repecter la réglementation en vigeur dans ce domaine et qu'une surveillance toute particulère soit exercée dans le secteur. (...) Cette infration étant régulièrement réprimée par les fonctionnaires de police au cours de leur patrouille. (...) Toutefois, si cette situation persistait, je vous invite à prendre attache téléphoniquement avec le personnel du bureau des travaux, de la circulation et du stationnement au numéro suivant..."

Donc, si j'ai bien compris, de dénoncer moi même l'infraction avec un numéro d'immatriculation et une adresse ! Vive la France !

Ceci étant dit et cela faisant deux ans que çette situation dure, soit il faut payer des lunettes aux fonctionnaires de police soit il faut se demander "à qui profite le crime"....?

Vive la vie à Paris et l'égalité des citoyens devant les obligations publiques!

Xavier A., lyrique

A déclamer d'un ton Gaullien du balcon de l'Hôtel de Ville :

Paris ! Paris embouteillé ! Paris boboïsé ! Paris pollué ! mais Paris Delanoë ! Delanoë par lui-même, Delanoë par son peuple de gauche avec le concours des Ecolos de toute la France, avec l'appui et le concours de la France toute Gaie, de la France qui s'éclate, de la France éternellelement jeune, riche et bien-pensante.

Catherine K., piéton

Merci de nous donner la possibilité de parler autrement qu'en répondant à des questionnaires biaisés.

J'aurais plein de choses à dire, mais, aujourd'hui, je vais me contenter de deux :
- Merci à Hubert Q., piéton parisien, dont vous avez publié la lettre. A part que mon arrondissement est le 2ème, il n'y a pas une virgule à changer à son témoignage. Moi non plus, je n'ai pas de voiture, mais moi aussi, j'aimerais pouvoir marcher sur un trottoir avec un sac à la main et même, audace suprême, en poussant une (petite) poussette ou en tenant un (petit) enfant par la main.
- Il y a environ deux semaines, des panneaux ont été accrochés au bout de ma rue (Aboukir) annonçant que du 6 au 19 mars, nos trottoirs seraient nettoyés (!!!). En effet, depuis quelque temps, la rue est nettement moins sale. J'y ai vu des balayeurs balayer, et même, une fois, un balayeur ramasser quelque chose avec une pelle. Mais nous sommes le 18 et, si j'ai bien compris, ce sera fini demain. Lundi, nous retrouverons les cochonneries et les merdes habituelles. Les balayeurs ne balaieront plus et les trottoirs seront simplement arrosés de temps à autre, ce qui ne nettoie rien, mais ne fatigue pas l'arroseur (et gâche inutilement de l'eau, même si ce n'est pas de l'eau potable).

Question idiote : ne peut-on pas nettoyer partout tous les jours ? il y a des impôts, et donc un budget pour ça, non ? Ca ferait plaisir de pouvoir marcher en mettant un pied devant l'autre (sans lever le nez en l'air, on n'en est pas encore là...).

Etienne O., futur usager du tramway

Coup de gueule contre la paralysie de la ville
Tram... Ouais. En observant, dans les désormais éternels embouteillages Parisiens des maréchaux-sud, les travaux du tram... Je me suis posé une drôle de question!!!!

Que se passe-t-il si, un jour,un des tramway tombe en panne sur sa belle ligne protégée ? Un bus fait descendre ses passagers qui attendent le prochain mais un tram? Logiquement, il bloque tout les autres à la suite et,donc,tout le trafic ! Y aura t-il un tram dépanneur pour le remorquer ?
Et comment, sans perturber toute la ligne, ira t-il au secours de celui-ci ?

Imaginons une panne de courant... Les bus de remplacement rouleront-ils sur les voies ou bien sur les files embouteillées des voitures ? En fait, je crois que la suppression des tramways et leurs remplacements par des bus au début du XXéme siècle avait, comme raison première, une meilleure souplesse de ces derniers dans la gestion des incidents de parcours ! Faisons confiance à la mairie pour pondre une réponse concrète à ce problème et à Alstom pour la fiabilité de son matériel roulant!!

Lorsqu'on donne la parole aux citoyens, ils la prennent !

Vous aussi, réagissez en envoyant votre témoignage à l'adresse parisseveille@hotmail.com


Lundi 20 Mars 2006
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