Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Delanoë s'empresse de freiner le Grand Paris

Comme on pouvait s'y attendre, le maire de Paris n'est guère emballé à l'idée de favoriser l'avènement d'un Grand Paris réunissant la capitale et sa proche banlieue comme l'a préconisé le président de la République.
Un réflexe conservateur peu surprenant de la part d'un féodal qui préfère être premier magistrat d'une petite capitale repliée égoïstement sur elle-même plutôt que de participer à une aventure collective audacieuse dans l'intérêt général.



Le prince Delanoë : défenseur des féodalités ?
Le prince Delanoë : défenseur des féodalités ?
Bertrand Delanoë (PS) reproche au président Nicolas Sarkozy, dans un entretien au Parisien publié le 6 juillet 2007, d'avoir "ignoré les élus locaux" lorsqu'il a récemment relancé l'idée d'un "Grand Paris" liant la capitale à la banlieue. "Le chef de l'Etat a le droit, et même le devoir, de se préoccuper de l'agglomération parisienne. Mais il est inconcevable d'ignorer comme il l'a fait les élus locaux", estime le maire de la capitale.

Comme le rapporte l'AFP, Bertrand Delanoë ajoute que "Nicolas Sarkozy a développé un discours centralisateur, sans prendre le moindre engagement concret". Selon le maire de Paris, "ce n'est ni à l'Etat ni à Paris de décréter la création d'une communauté d'agglomération. Tout doit se faire dans le respect de nos collectivités, mais aussi de notre diversité politique", dit-il.

Le 26 juin, M. Sarkozy avait plaidé à l'aéroport de Roissy pour un Grand Paris englobant la proche banlieue et pour la construction d'un métro en petite couronne. Interrogé sur les projets les plus urgents pour l'Ile-de-France, le maire de Paris cite "avant tout le développement des transports en commun, menacé par le désengagement financier de l'Etat" et le logement. Des élus d'Ile-de-France se réunissent en "conférence métropolitaine" de l'agglomération parisienne vendredi matin à Cachan (Val-de-Marne) pour débattre du logement et de l'habitat

Refuser comme le fait Bertrand Delanoë que l'Etat apporte une impulsion à la réforme de l'organisation administrative de la capitale, c'est le meilleur moyen de veiller à ce que rien ne change. Du baron Haussmann à Paul Delouvrier, l'Histoire montre en effet que les évolutions administratives qui ont été déterminantes pour la modernisation de la capitale française ont été initiées par des préfets d'envergure capables de dépasser les calculs locaux pour agir dans l'intérêt général de la population.

Vendredi 06 Juillet 2007
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