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Extraits de 'Delanoë Zéro de Conduite'
Un livre de François Devoucoux du Buysson paru aux éditions Hugo Doc.
Disponible en librairie dès le 21 septembre (177 pages, 13,50 €).
A lire dans les embouteillages...
Foncer dans le mur, mais à vélo
Ils en ont parlé... (Franck Resplandy)
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Bien qu'ultra-minoritaires, les cyclistes font l'objet de toutes les attentions de la part de la municipalité. Ainsi, en dépit de la très faible fréquentation des pistes cyclables, la mairie de Paris ne lésine pas sur ces équipements qui coûtent la bagatelle de 100.000 euros au kilomètre. Rien ne semble trop beau dès lors qu'il s'agit de faire plaisir aux cyclistes.
Pourtant, malgré le développement de l'offre, la demande ne suit pas et le vélo reste désespérément marginal. En cinq ans, la part des déplacements à bicyclette est passée de 1% à 1,4% : la route est droite, mais la pente est forte, comme disait l'autre… Pas étonnant si l'on considère la probabilité de se faire piquer son vélo et les multiples contraintes propres à la vie parisienne que sont la distance du lieu de travail, un climat peu propice aux activités de plein air et la pollution. Sans parler des limites bridant l'usage du vélo comme l'impossibilité d'emmener des passagers ou de transporter des objets lourds. Pas évident non plus de se rendre au boulot après avoir sué sur sa selle… Et c'est ainsi que des pistes cyclables désertes narguent les voitures qui stagnent dans une voie réduite de moitié.
«Vous prenez votre vélo avec un costume cravate, vous ? Il y a juste une question que je me pose: un maire, à Paris, ça peut faire n'importe quoi, juste parce qu'il est maire ?»
Michel, 30 ans, logé en HLM dans le 13ème arrondissement
Pourtant, loin de décourager la mairie, la faiblesse persistante du nombre de cyclistes l'incite au contraire à poursuivre dans la voie qu'elle s'est tracée. Aveuglement des idéologues… Les échecs du communisme, on s'en souvient, faisaient dire aux communistes qu'il n'était pas nécessaire d'infléchir la ligne pour autant et qu'il fallait au contraire aller encore plus loin dans la voie du communisme. C'est pareil avec le vélo. Pas assez de cyclistes ? Alors faisons davantage pour les cyclistes !
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Un labyrinthe quotidien
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Pour les automobilistes, traverser Paris est devenu une véritable épreuve. Il ne s'agit plus seulement de se rendre d'un point à un autre mais de se frayer un chemin sur un parcours semé d'embûches.
«J'ai la faiblesse d'observer que la voiture est le moyen le plus rapide et commode pour aller d'un endroit à un autre... A condition de savoir déjouer les pièges que M Delanoë et les ayatollahs Baupin et Contassot tendent aux automobilistes. Ce qui motive M. Delanoë et ses acolytes, c'est une haine viscérale envers les automobilistes».
Thierry F., 48 ans, «ancien électeur de Delanoë en 2001».
Bien sûr, il n'a jamais été aisé de circuler en voiture dans Paris. Mais, depuis 2001, c'est devenu un véritable casse-tête. Les couloirs de bus, on l'a vu, ont rendu laborieuse la traversée d'axes qui étaient auparavant des voies rectilignes semi-rapides comme la rue de Rivoli ou le boulevard de Sébastopol. Ensuite, les automobilistes ont été confrontés à la multiplication des chantiers dressés en pleine rue. Pour la première fois depuis Mai 68, les Parisiens ont eu l'impression d'être cernés de barricades ! Des amas de tôles et de barrières ont en effet poussé comme des champignons, du boulevard Saint-Marcel à la rue de Bretagne en passant par le désormais mythique boulevard Magenta. Magenta, Rivoli, Sébastopol, des noms de victoire qui sont aujourd'hui synonymes de bérézina pour les malheureux qui s'y engouffrent au volant de leur voiture…
Et lorsque les travaux prennent fin, après de longs mois à arpenter des chaussées trouées en longeant des trottoirs éventrés et des palissades en tôle, ils laissent place à des labyrinthes urbains d'un genre inédit.
Dans les quartiers verts et autres espaces civilisés, on trébuche sur des ruelles barrées, on se risque sur des voies au sens de circulation incertain, on se retrouve nez à nez avec un feu tricolore incompréhensible ou un panneau tellement chargé qu'il en est indéchiffrable.
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Le harcèlement policier
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Emportée par sa furie répressive, la mairie trouve les contraventions encore trop douces et réclame à cor et à cri leur durcissement. Il est d'ailleurs piquant de voir que les socialistes et les Verts, qui d'ordinaire fustigent devant les caméras la « dérive sécuritaire » qu'incarne à leurs yeux Nicolas Sarkozy, souhaitent que le ministre de l'intérieur donne du bâton contre les automobilistes et les motards. Une fois n'est pas coutume, Bertrand Delanoë et ses alliés écolos se montrent des partisans convaincus de la « tolérance zéro » pour faire respecter leur politique des transports.
« Je peux le dire, les voies cyclables sont quasi-vides... Sauf quand quelques scooters les empruntent au péril de leur permis et de leurs portefeuilles !! En fait, c'est le stress permanent quand on doit tout le temps surveiller l'horizon et repérer les loups planqués aux carrefours!... Je les vois les scooters, motos, mobs qui, à la vue d'une voiture de patrouille reprennent leurs places dans les embouteillages!... La police est devenue l'ennemi public n°1; Delanoë a réussi cela! (autant que Sarkozy semble-t-il !) ».
Etienne, coursier
Il faut entendre Denis Baupin lorsqu'il juge trop laxiste le montant des contraventions pour infraction aux règles de stationnement au motif qu'elles ne sont « que » de 11 euros : « il faudrait qu'une amende coûte 25 fois plus cher qu'une heure de stationnement, soit environ 50 euros » s'est-il écrié ! Il faut l'entendre, lui l'écolo baba-cool, réclamer l'instauration d'un système de vidéo-surveillance pour mieux fliquer ceux qui se faufilent dans les couloirs de bus. On se pince aussi quand le socialiste Christophe Caresche, adjoint à la sécurité de Bertrand Delanoë, réclame une privatisation des missions de la police : « avec la municipalisation, on ne dépendrait plus de la préfecture ; pourquoi ne pas concéder le contrôle à une entreprise privée ? ». A la mairie de Paris, Père Ubu se déguise volontiers en Tartuffe pour mener à bien sa politique de (sabotage de la) circulation. Comme quoi, on n'hésite pas à ranger dans sa poche ses convictions libertaires et ses tirades en faveur du service public lorsqu'il s'agit de remplir les caisses municipales.
« Le racket policier, digne d'une équipe de mafieux siciliens, peut faire penser que Paris est désormais jumelé à Palerme ! »
Coursier
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Le tram ? Mouais…
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On peut légitimement s'interroger sur l'obstination de la municipalité à imposer un tracé qui ne correspondait ni à l'avis des experts, ni au souhait exprimé par les associations s'étant manifestées dans ce débat, et encore moins à la volonté populaire. En fait, la raison de cet acharnement est très simple. Il s'agit une fois encore de favoriser la solution pénalisant le plus les automobilistes comme l'a expliqué en mars 2001 Denis Baupin, alors simple candidat aux élections municipales, au journal local Combat réalisé par les étudiants journalistes du CFJ : « le tramway doit circuler sur les Maréchaux car c'est là qu'il prend de la place à la voiture ». Voilà qui a le mérite d'être clair : comme les couloirs de bus, les pistes cyclables ou la fin du stationnement gratuit, le tramway des Maréchaux a pour principal objectif, non pas de faciliter la circulation mais de compliquer davantage la vie des automobilistes. C'est un peu court pour un projet d'une telle envergure.
D'ailleurs, tant du côté des élus que de celui des associations -qui, à l'instar de l'Association de Sauvegarde de la Petite Ceinture de Paris et de son Réseau Ferré, organisent seules la résistance à un projet fondé sur un consensus entre la droite et la gauche- on ignore toujours à combien se chiffre le budget global du tramway des Maréchaux. On sait seulement que ce chiffre, dont les associations prétendent qu'il pourrait dépasser 300 millions d'euros pour un circuit d'à peine huit kilomètres, a heureusement prévu quelques subsides pour un « accompagnement artistique » supervisé par Christophe Girard, l'adjoint à la culture.
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Perroquet : quès aco?
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Le Perroquet Masqué
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La vie à Paris
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Paris roule-t-il ?
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Bêtisier
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Plumes acérées
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Citoyens actifs
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Scoops
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Législatives 2007
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Communiqué
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Un site bilan du mandat Delanoë
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