L'association Tjenbé Rèd nous adressé le 29 août le droit de réponse ci-dessous :
Cher Perroquet libéré,
Dans votre article en ligne en date de ce jour, «Fin de l'omerta dans le milieu gay ?», vous commentez le billet posté sur notre blog le 24 août,
Retour sur notre billet d'humeur en date du 3 juillet, «Rencontre avec la municipalité parisienne».
Vous avez notamment cette phrase dont nous contestons l'exactitude : «Sur son blog, le responsable de l'association Tjenbé Rèd raconte comment la mairie de Paris a tenté de lui passer un savon pour ses indiscrétions au sujet des largesses municipales à destination du milieu associatif gay».
De nouveau, nous devons regretter que vous confondiez nos déclarations et vos appréciations. Nous n'avons en effet jamais écrit qu'une quelconque «mairie» nous aurait reproché de quelconques «indiscrétions». Quelle mairie ? Nous parlons uniquement d'un «appel téléphonique reçu» (sans mentionner son auteur). Quelles indiscrétions ? Nous évoquons des faits déjà rapportés par la presse. Quant à parler «des largesses municipales à destination du milieu associatif gay», comme vous le faites, cela relève de votre liberté d'appréciation et ne correspond ni à la lettre, ni à l'esprit de notre billet du 24 août.
L'ensemble de cette phrase ressort donc de votre imagination ou de votre liberté d'appréciation et nous souhaiterions que vous la rectifiiez en conséquence.
Sincèrement.
Le site internet du magazine gay
Têtu relaie lui aussi les remous qui agitent le landernau gay sur la question du fameux centre d'archives foiré par la mairie de Paris après la publication des informations du Perroquet Libéré :
Passe d'armes sur internet autour des subventions aux associations LGBT
Les subventions aux associations LGBT à Paris ont fait l'objet de vifs échanges par blogs interposés. L'occasion pour l'opposition de ressortir cette polémique, à quelques mois des municipales. Le 3 juillet, l'association Tjenbé Rèd faisait le compte-rendu d'une rencontre avec l'adjointe au maire chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations, Marie-Pierre de la Gontrie. Tjenbé Rèd faisait état d'un bilan «globalement positif» vis-à-vis des associations LGBT, malgré notamment «le flop du centre d'archives LGBT». Il se félicitait ainsi du projet d'appartements-relais gérés par Aides pour les jeunes LGBT à la rue. Un projet qui devrait, selon la mairie, ouvrir en 2008 avec 50 places, dont 25 individuelles: «Nous sommes vivement intéressés car nous avons des cas de jeunes en danger que nous pouvons difficilement soutenir», note Tjenbé Rèd (qui lance d'ailleurs, avec «Les Bangas de Tjenbé Rèd», son propre programme d'accueil et cherche des soutiens).
Début août, le Perroquet libéré, site d'opposition à la mairie, a cru trouver là quelque chose à se mettre sous le bec, et notamment la preuve d'un prétendu «soutien systématique apporté à la mairie de Paris au mouvement associatif homosexuel»: «réception en grande pompe aux frais du contribuable», écrit-il, quand Tjenbé Rèd parlait d'un «très bon coquetel»…
L'association a fait publier un droit de réponse. Fin août, le Perroquet libéré feint de découvrir des critiques sur le «flop» du projet de centre d'archives financé par la mairie. Des critiques déjà émises depuis longtemps alors que Lyon a déjà ouvert le sien…
Rappelons au passage quelques chiffres, loin d'un clientélisme pour les associations LGBT: depuis 2001, 12 à 18 subventions aux associations LGBT sont votées chaque année, avec seulement les voix de la gauche (aucune association n'était subventionnée avant 2001). Pour 2006, 18 demandes sur 32 étaient acceptées, soit un taux «d'acceptation» de 56%, représentant 240.000 euros (sur un total de plus de 200 millions), dont une bonne moitié aux associations pérennes du Centre LGBT et du MAG, et au Festival de films gays et lesbiens.
Paul Parant, tecu.com, 30 août 2007.