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"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Grève des transports en Ile-de-France : fractures urbaines et facture sociale

En Ile-de-France plus qu'ailleurs, la grève des transports en commun met crument en lumière les nouvelles inégalités sociales et urbaines. La gauche - Bertrand Delanoë en tête -, passe à côté et loupe le coche.



La grève pénalise d'abord les petits salariés exilés en banlieue
La grève pénalise d'abord les petits salariés exilés en banlieue
En réponse à une question de journaliste sur le rôle du Vélib en période de grève, Bertrand Delanoë a récemment déclaré que "la mairie de Paris n'est pas là pour gêner les grévistes". En bref, il se satisfait pleinement du bordel ambiant, sans se soucier un instant de son impact économique et social.

En Ile-de-France pourtant, la grève des transports en commun handicape principalement les individus à faible revenu qui, flambée immobilière oblige, sont dans l'obligation d'habiter de plus en plus loin – parfois à plusieurs dizaines de kilomètres - de leur lieu de travail. De même, elle touche en priorité les emplois les plus précaires, de type familiaux. Les salariés d'entreprise et des administrations sont jusqu'à un certain point relativement privilégiés, puisqu'ils bénéficient à la fois d'une souplesse organisationnelle (RTT, jours de congés) et d'une possible indulgence de leur patron sur les horaires de travail en de pareilles circonstances. Ce n'est pas le cas des employés de maison – femmes de ménage, étudiantes qui vont chercher les enfants à la crèche,…- qui ne seront jamais payées pour des heures non travaillées.

Pour toutes ces raisons et n'en déplaise à Bertrand Delanoë, cette grève n'est pas de gauche. Il ne s'agit que de l'expression revendicative de factions. Il fut une époque où les héritiers des jacobins défendaient la loi de la République, expression du peuple, garante de l'intérêt général... Or, que l'on partage ou non les objectifs de la réforme des régimes spéciaux, peut-on sérieusement en contester le caractère démocratique ?

On s'est beaucoup moqué, à raison, de la très bourgeoise Christine Lagarde qui proposait aux Français de prendre leur vélo pour faire face à la flambée des cours du pétrole. Finalement, c'est aussi l'alternative que Bertrand Delanoë et la gauche parisienne ne cessent de proposer aux Parisiens et aux banlieusards depuis 2001.

Le maire de Paris, qui pense déjà aux présidentielles de 2012, ferait mieux de méditer cette réalité sociale : les Français ne sont pas tous à l'image des Parisiens, aisés vivant en centre ville, sans enfants, en relative forme physique… Il est temps que la gauche recentre son discours autours de la question sociale et s'adresse de nouveau aux employés précaires relégués en banlieue, aux familles des classes les moins favorisées, aux personnes âgées, bref aux plus fragiles pour qui le vélo n'est pas la solution « progressiste » qui s'impose…

En France, il est de notoriété publique que les syndicats traditionnels ne sont plus représentatifs des salariés depuis bien longtemps. En courant derrière les intérêts catégoriels et en niant les nouvelles fractures urbaines, la gauche française risque de subir le même destin.

Jeudi 15 Novembre 2007
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1. Posté par Delgado le 15/11/2007 17:01
Si d'aventure, vous aviez encore des illusions sur le bien-fondé des démarches de la "go-gauche" en vue de favoriser le bien-être de tous, vous voilà revenus de vos rêves éveillés...Il est temps de se pincer, et de voir les choses réelles, telles qu'elles sont !...

Cordialement.

Un lecteur.

2. Posté par Régis le 15/11/2007 20:09
Tous les mois je paie ma carte navigo et je me demande pourquoi avec toutes ces grèves... Ne serait-il pas possible de faire une pétition ou appel à une association de consommateur pour que la RATP nous rembourse une partie du dit passe... ?
Traiter les usagers comme ceci est indigne du service public.
Une manifestation contre ces prises d'otages serait-elle aussi la bienvenue, nous devons nous faire entendre des fonctionnaires, d'autant plus que nous, la majorité, sommes les plus lésés.
A bon entendeur.

3. Posté par izih le 15/11/2007 21:36
Bonjour,
Je lis votre site depuis un certain temps déja, il m'amuse ou me désole suivant le rythme de l'actualté. Mais là, je trouve cet article assez juste et centré, sans démagogie, sans hargne démesurée. Bref un bon papier...

4. Posté par Le Japonais le 16/11/2007 14:35
J'habite a Tokyo depuis un an et demi deja, et les Francais d'ici regardent les greves en France, en riant jaune, voire pas du tout...
Je veux encourager ceux qui sont victimes de cette greve : surtout ne craquez pas, et ne laissez pas craquer vos gouvernants!

Pendant les greves de 1995-96, je vivais a Paris. A l'epoque, les Francais avaient tenu et s'etaient organises pour tenir face aux grevistes. Et le pays avait commence a s'organiser : 10 jours de plus et les grevistes abandonnaient la partie, j'en suis aussi certain maintenant qu'a l'epoque! Les citoyennes et les citoyens avaient montre un courage qui leur fait honneur!

Mais les hommes politiques ne sont pas - par definition - des hommes de conviction : le president et le premier ministre (qui pourtant prennaient rarement le metro ou le bus pour aller au bureau le matin) avaient lamentablement jete l'eponge. Mal leur en avait pris : cette capitulation fut la fin des visees presidentielles d'Alain Juppe et, plus tard, la condamnation de Jacques Chirac a 5 ans de cohabitation.

J'espere que mes citoyens feront bien comprendre a MM. Sarkozy et FIllon que le meme triste destin les attend s'ils craquent.

Merci au Perroquet pour ce site qui est une bouffee d'air frais dans un pays ou la liberte de penser et de s'exprimer n'existe helas pratiquement plus...

5. Posté par RICHARD le 16/11/2007 18:05
pour Régis: A toutes fins utiles
Contribuables Associés lance une manifestation pour le 18 11 de la République à la bastille
Voir le site www.contribuables.org

6. Posté par AP le 18/11/2007 20:26
Je crois que si l'on additionnait les jours de grève et d'arrêt maladie le plus souvent aussi bidon que la pénibilité du travail , on arriverait, sur la carrière entière de 40 ans d'un syndiqué aussi dur qu'aveugle et egoïste, à un total tout proche de 30 mois. Et 40 ans moins 30 mois= 37,5 années...
Pendant que la droite de Sarko fait "le sale boulot", Delanoë se réjouirait-il donc de voir revenir les voitures à Paris?
Dans sa profession de foi de candidat en 2012 (année déjà symbole d'échec grave pour sa communication) osera-t-il promettre un retour aux régimes spéciaux?
Ou au contraire agira-t-il en faveur de 14 lignes de métro sans opérateur?
En tout cas c'est bien encore l'usager qui supportera la hausse de tarif destinée à compenser les pertes financières de la RATP et de la SNCF dues à une semaine d'activité réduite.
Voyez caisse, cochon de payant!

7. Posté par MICHELLE le 24/11/2007 08:33
pendant les greves nos charmants fonctionnaires de police etaient a l'heure malgre les galeres des travailleurs jamais autant de contraventions
et d'enlevements de voitures ont ete effectués
c'est scandaleux !!!a croire qu'il y eue une complicite avec les grevistes

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