Paris Trintignant
Plus contestable encore que la place Coluche, le square Marie Trintignant dans le 4ème arrondissement. On remarque tout d'abord que cette décision ne respecte pas le fameux délai de 5 ans après le décès invoqué par les contempteurs de la place Jean-Paul II. Mais, bon, après tout, il y avait eu de nombreux précédents d'entorse à la règle : place Michel Petrucciani, rue Jean-Pierre Bloch, esplanade Bourguiba, place Henri Krasucki... Ce qui gêne davantage, c'est l'hommage rendu, non plus à ceux qui font, aux acteurs, aux héros, mais à ceux qui subissent, aux victimes. Mais c'est un symbole, dira-t-on ? Sans doute, mais pourquoi n'aurait-on pas dans ce cas une place du petit Grégory ou une rue Papy Voise ?
On s'étonnera enfin que seul un magazine se soit distingué du bel unanimisme qui, en cette occasion comme en d'autres, est devenu la marque de fabrique de la presse française. En effet, seul
Voici a émis quelques réserves quant à cette initiative (
cliquer ici). Il faut dire que, dans la mesure où la politique se réduit de plus en plus à l'image et à sa manipulation, l'hebdo qui s'est fait une spécialité de montrer la réalité derrière l'image est bien parti pour concurrencer de plus en plus des magazines qui se satisfont de la course à l'image et des versions officielles.
Sebastihaine
Il paraît que le maire de Paris poursuit de sa vindicte l'animateur Cauet qui a osé se moquer de sa guéguerre pour la marque Paris-Plage. Delanoë doit confondre Sébastien Cauet avec Sebastian Coe, sa bête noire depuis qu'il a obtenu que Londres organise Paris 2012...
Nom de nom
Delanoë dispute la propriété du nom "Paris-Plage" à la Ville du Touquet qui l'exploite depuis plus d'un siècle. A quand un procès contre Paris Hilton ?
Passez le voir
Dans
Libération, Vikash Dhorasso, récemment viré du PSG, raconte qu'il a reçu une
"très belle lettre" de Delanoë qui, grand seigneur, a ajouté à la main
"Passez me voir". Comme on n'ose imaginer que le maire de Paris soit seulement sensible au licenciement des stars du foot-business qui crachent dans la soupe, on suppose que cette invitation vaut aussi pour tous les Parisiens confrontés au chômage. Si vous êtes concernés, passez le voir : 5 rue Lobau, Paris 4ème.
Chirac, une valeur sûre
On peut bien sûr se demander si la cave de la Ville de Paris avait vraiment besoin de se garnir de millésimes si chers qu'ils visent surtout une clientèle d'américains incultes ou de mafieux russes. Après tout, la France regorge de bons vins et le travail d'un caviste consiste plutôt à découvrir les perles méconnues de nos terroirs qu'à accumuler des grands crus bordelais surévalués par la spéculation... N'empêche, la mise aux enchères de la cave de l'Hôtel de Ville, qui a rapporté près d'un million d'euros, aura au moins montré que la flambe vinicole de l'ère Chirac s'est avérée un bon placement pour le budget de la Ville. Pas sûr en effet que les oeuvres contemporaines achetées aujourd'hui par la municipalité, comme la cabine téléphonique à 270.000 euros de Sophie Calle ou les lignes à 85.000 euros de Felice Varini s'arrachent à prix d'or dans quelques années...
Elus nomades
Rendant compte avec délices des audiences du procès des faux électeurs du 3ème arrondissement, le journal
Libération -PME en difficulté de ce même arrondissement- prend un malin plaisir à souligner que le maire de l'époque, Jacques Dominati, habitait en réalité dans le 16ème. De ce point de vue, au moins, les choses n'ont pas changé avec l'alternance puisque, si l'on en croit
Le Parisien, l'actuel maire socialiste du 3ème, Pierre Aidenbaum, habite dans le 8ème arrondissement.
Panaf votationne Delanoë
La
"votation citoyenne" organisée par les promoteurs du droit de vote des étrangers se ridiculise d'année en année en conjuguant une abstention galopante avec des scores dignes du Turkménistan. Ainsi, cette année le résultat dépasse 93% de OUI malgré une abstention de 98% (
cliquez ici)... Le maire de Paris a au moins su convaincre sa concurrente de l'UMP, Françoise de Panafieu, qui s'est récemment déclarée favorable au droit de vote des étrangers.