Capitale privée
La privatisation de l'espace public progresse de façon inquiétante. Pour preuve, les décorations qui ont recouvert les Champs-Elysées à l'approche des fêtes : d'affreuses banderoles jaunes marquées du logo d'une multinationale (photo ci-contre). Parisiens, réjouissez-vous, General Electric vous offre cette promenade sur les Champs-Elysées. C'est bien la peine d'avoir un maire socialiste...
Des embouteillages à l'entrée du Parc ?
L'affaire des supporters du PSG a donné lieu à une surenchère de discours répressifs des élus parisiens, de droite comme de gauche. Les mêmes qui, en 2008, ne manqueront pas de faire la Ola dans les tribunes du Parc des Princes pour draguer l'électorat footeux... Bertrand Delanoë a été jusqu'à réclamer
"des contrôles d'identité à l'entrée du Parc des Princes". Après les embouteillages de voiture, les embouteillages de supporters.
Des moyens de faire baisser la pollution
Denis Baupin se félicite de la baisse de la pollution dans la capitale, due pour l'essentiel au renouvellement du parc automobile. De même, il se targue d'avoir favorisé l'avènement d'un mode de transport écologique avec la mise en service d'une ligne de tram électrique. La baisse de la pollution, les gentils écolos en rêvent et les méchants lobbies automobile et nucléaire la font.
La banlieue privée de tram
Alors que la mairie fête en grande pompe le retour du tramway, la banlieue pleure le tramway Chatillon-Viroflay. En effet, alors que le projet de relier les villes du sud-ouest de la petite couronne en vue d'améliorer la connexion interbanlieue -problème majeur du transport en Ile de France- semblait bouclé et que les premiers coups de pioche étaient annoncés pour la fin 2006, l'Etat a soudain décidé de revenir sur sa part du financement. La déception est de taille et de nombreux sites internet ont vu le jour pour demander la poursuite du projet (
cliquer ici), autrement plus stratégique qu'une duplication du bus PC entre le 13ème et le 15ème. C'est l'ironie de la politique des transports parisiens : alors que les Parisiens ont obtenu un tramway qu'ils ne voulaient pas, les banlieusards ne sont pas près d'avoir le tramway qu'ils veulent.
Avec rancune
Le 15 décembre dernier, François Devoucoux du Buysson était convié par Radio Classique à un débat au sujet du tramway. La veille, le journaliste appelle, visiblement embarrassé, pour annuler l'invitation. Le service de presse de Denis Baupin venait de refuser la participation au débat du fondateur du Perroquet Libéré pour cause de
"propos homophobes" (!?).
"C'est la première fois qu'on me fait ça" s'excusa le journaliste qui, réglo, diffusa néanmoins un entretien avec le proscrit quelques jours plus tard. Les fameux
"propos homophobes" évoquaient sans doute la révélation par Le Perroquet Libéré du scandale des archives homosexuelles (
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Dérapage communautaire
En parlant d'homophobie, la mairie est d'ailleurs montrée du doigt pour avoir subventionné une cérémonie au cours de laquelle un prix a été remis à Admiral T, un rappeur connu pour ses violentes saillies anti-homos. Toujours diligent lorsqu'il s'agit d'arroser les réseaux antillais, le cabinet du maire avait fait voter une subvention à Good Music Diffusion (
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cliquer ici). . Et pourquoi pas les Bernanos de la littérature pour les écrivains chrétiens ou les Woody Allen du cinéma pour les réalisateurs juifs ? Voilà ce qui arrive quand on pratique le communautarisme à tout crin. On veut s'attirer les bonnes grâces de toutes les clientèles, des noirs aux homos, en subventionnant tout ce qui porte le label communautaire et on se retrouve pris entre deux feux... La prochaine fois, pour avoir la paix, la mairie n'aura qu'à subventionner une association d'homosexuels noirs.
Un anti-racisme à géométrie variable
Episode 1 :
"Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls", a déclaré M. Frêche. "J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine". (Georges Frêche)
Réaction de Bertrand Delanoë :
"Je découvre avec consternation les propos attribués à Georges Frêche. Evoquer la «normalité» pour dénoncer la présence de «neuf blacks» dans l'équipe de France de football, traduit une conversion indigne à l'idéologie et à la rhétorique de l'extrême droite. A l'heure où le devoir de la gauche est au contraire d'engager un combat sans merci pour la tolérance et de favoriser une diversité accrue de notre représentation nationale, ces paroles, si elles ont effectivement été prononcées, sont inacceptables. Dans cette hypothèse, j'attendrais du parti dont je suis membre qu'il tire les conséquences de ce grave dérapage en procédant à l'exclusion de son auteur".
Episode 2 :
""La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique, l'animateur répondait "Et alors? C'est la vérité! L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète!".
Réaction de Bertrand Delanoë :
"Mon ami Pascal Sevran n'a jamais été effleuré par la moindre pensée raciste".
Si vous comprenez la logique...