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Le Perroquet Libéré n°41Edito : Bonne année... du cochon !
Logo du Nouvel An chinois pour la mairie du 13ème
Ceux qui ont récemment traversé la place d'Italie ont forcément remarqué la présence -ostentatoire- de lampions rouges qui se mêlent aux drapeaux tricolores flottant timidement aux abords de la mairie du 13ème. Idem rue de Bretagne, à proximité de la mairie du 3ème. Il paraît que c'est normal : Paris fête le Nouvel An chinois ! est entré le 18 février dans l'Année du Cochon.
Certains croyaient peut-être que le Nouvel An tombe le 1er janvier. Eh bien, ils se trompent. A Paris, le Nouvel An, cette année, c'est aussi le 18 février. Mais pas seulement car, à Paris, les élus de droite et de gauche se souhaitent la bonne année le 13 janvier. Pour le Nouvel An berbère... Ca peut paraître anodin. Après tout, plus y a de Nouvel An, plus on fait la fête. Que du bonheur, quoi ! Mais il n'empêche que c'est à ce genre de détails que l'on mesure les progrès effrayants du communautarisme. En fêtant de façon officielle "l'année du cochon", la mairie de Paris fait un appel du pied lourdingue à la "communauté" chinoise à laquelle on associe de facto le 13ème et le 3ème arrondissement. Les élus, que l'on n'ose plus appeler républicains, enrôlent ainsi de force les individus sous la bannière de leur appartenance communautaire et jettent aux orties le projet émancipateur de la République qui visait justement à rassembler les citoyens autour de valeurs communes au lieu de les distinguer en fonction de leurs origines. Un concours de circonstances plutôt comique a voulu que la Ville de Paris célèbre l'Année du Cochon au moment où elle vient de faire interdire la soupe au cochon du Bloc Identitaire. Comme quoi, bizarrement, le communautarisme blanc est le seul qui soit exclu de la grande parade identitaire. Evidemment, c'est malheureux que les "petits blancs" se regroupent entre eux. Mais peut-on encore le leur reprocher depuis que les autres "communautés" sont encouragées à développer leur particularisme ? Puisque c'est devenu un combat d'arrière-garde de lutter contre l'émiettement de la société et l'esprit de ghetto, chacun est donc invité à jouer la partition de sa "communauté" pour espérer se faire entendre par les élus. Moralité : il ne reste plus aux républicains qu'à se regrouper autour de leur "identité" (un mot qui revient sans cesse dans les discours de Bertrand Delanoë) et à réclamer, que l'on fête leur Nouvel An rien qu'à eux. Pour information, dans le calendrier républicain, le Nouvel An tombe le 22 septembre. François Devoucoux du Buysson Mais encore...
Le rouge est mis ! (DR)
Clé Guevara
Sur son blog, Clémentine Autain, appelle à l'organisation d'une manif contre la spéculation immobilière. Et que pense-t-elle des collectivités locales qui vendent des appartements pour faire de jolies plus-values en profitant de la spéculation au lieu de créer des logements sociaux, comme la Ville de Paris (qui a récemment mis en vente un immeuble entier dans le 12ème arrondissement...) ? Difficile d'être à la fois adjointe de Bertrand Delanoë dans l'exécutif de gauche le plus rose pâle de France et la pasionaria de la "gauche antilibérale" sur les plâteaux télé ! Proposition indécente Quand on sait combien la mairie de Paris profite de la spéculation, on se pince en lisant la récente proposition de Bertrand Delanoë de bloquer les loyers au-delà de 16 euros mensuels le mètre carré. Mais le maire de Paris ne se mouille pas trop puisque l'adoption d'une telle mesure serait du ressort du gouvernement. En plus, une telle mesure ne figure même pas dans les 100 propositions de Ségolène Royal. Les propriétaires peuvent continuer à dormir tranquilles. A chacun sa part de ghetto Autre exemple du communautarisme débridé qui sévit à la mairie de Paris : le soutien de Bertrand Delanoë à l'école Diwan qu'il a installée ddans la capitale. Décrétant que l'enseignement du breton par immersion "n'exclut pas mais enrichit", le maire de Paris s'est dit attaché à la langue et à la culture bretonne qui sont "une part de l'âme de Paris". Pour en savoir plus sur cette rencontre surréaliste, le mieux est encore d'en entendre le récit par les séparatistes bretons eux-mêmes (cliquer ici). La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié Le maire de Paris a décidé d'inaugurer ses chats thématiques avec les internautes du site paris.fr par un débat interactif sur le thème de la culture. C'est ce qui s'appelle avoir le sens des priorités ! Flam fait feu de tout bois Adjointe au maire de Paris et présidente de la commission d'appels d'offre de la capitale, Mireille FLAM est récemment devenue présidente du Centre européen des entreprises publiques (CEEP), une association regroupant 37 grandes entreprises du secteur public (Aéroports de Paris, la Fédération hospitalière de France, la Française des jeux, La Poste, EDF, GDF...). Mireille Flam est par ailleurs conseillère de la Chambre régionale des comptes du Centre et vice-présidente de la Fédération des sociétés d'économie mixte. Elue locale et magistrate chargée du contrôle des collectivités locales, présidente de commission d'appels d'offres tout en étant lobbyiste en chef des entreprises publiques : chapeau l'artiste ! Mea culplace Toujours enthousiaste dès lors qu'il s'agit de donner dans le masochisme national, la mairie de Paris vient d'inaugurer une place du 8 février 1962, en souvenir de la triste répression d'une manifestation qui fit plusieurs morts et de nombreux blessés à l'entrée du métro Charonne. Comme si le nom même du métro Charonne ne suffisait pas à rappeler ce drame aux passants... Il n'est plus à l'ordre du jour de célébrer les pages glorieuses de l'Histoire de France alors qu'il n'y a toujours pas de place des Soldats de l'An II ni d'avenue des Poilus. Si la municipalité vient à manquer d'idées pour flageller la fierté nationale (ou ce qu'il en reste), il lui restera toujours à inaugurer une rue de la Saint-Barthélémy, une place des massacres de septembre ou encore un quai des dragonnades, histoire d'élever davantage les jeunes générations dans la haine de leur pays. Mourir sur Seine La mairie vient d'annoncer l'organisation prochaine à l'Hôtel de Ville d'une exposition "Dalida, Paris pour destin" en hommage à la chanteuse disparue depuis 20 ans dont Bertrand Delanoë était un intime. Que n'aurait-on dit à l'époque si Jean Tibéri avait organisé à la mairie une exposition sur Tino Rossi... Les élus dans le collimateur Depuis plusieurs semaines, des permanences d'élus, toutes tendances confondues, sont la cible d'actes de violence et de dégradations. Dans un bel élan républicain, le maire de Paris condamné toutes ces attaques. Toutes, sauf une. Celle dont a été victime Pierre Lellouche dont la permanence a été saccagée par des militants d'Act Up. Une association subventionnée par Bertrand Delanoë... 5 minutes pour la planète : ce n'est pas assez ! Le 1er février, entre 19h55 et 20h00, la mairie de Paris participait à l'opérations "5 Minutes pour la Planète" en éteignant les lumières de l'Hôtel de Ville pour lutter contre le réchauffement climatique. Allons plus loin : pourquoi ne pas éteindre les lumières pendant toute une nuit ? Le soir de la Nuit Blanche, par exemple... Salauds de touristes ! Pour lutter contre le réchauffement climatique, justement, les Verts parisiens s'inquiètent du développement du tourisme à Paris, notamment par avion, et soulignent que "le secteur des visiteurs est le plus émetteur de gaz à effet de serre". Aussi suggèrent-ils de réduire le tourisme d'affaires en favorisant le développement de la visio-conférence ?! S'attaquer au tourisme dans la première destination touristique du monde... Au lieu de s'acharner contre les professionnels du tourisme qui subissent déjà de plein fouets le saccage de la circulation, les Verts feraient mieux de conseiller au maire de remplacer ses coûteux déplacements aux quatre coins du monde par des séances de visio-conférence. Une petite devinette pour finir
Piste cyclable du quai des Célestins (FDB)
A quoi reconnaît-on une piste cyclable ?
Très simple : c'est la voie déserte qui longe un embouteillage ! Photo prise le 18 février, le long de la Seine, un dimanche ensoleillé, c'est-à-dire dans les conditions optimales pour la promenade en vélo. Dimanche 18 Février 2007
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