Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Le mesquin malgré lui

Dans un communiqué officiel, la Ville de Paris précise que c'est pour défendre les intérêts des riches sponsors de Paris-Plage qu'elle s'est vue "contrainte" de traîner Le Touquet devant les tribunaux.

Du Delanoë tout craché !



Delanoë fait les gros yeux au Touquet (DR)
Delanoë fait les gros yeux au Touquet (DR)
Voici un communiqué de la Ville de Paris dont les amateurs de catéchisme politiquement correct ne manqueront pas dd'apprécier la saveur :

"16/10/2006 -Paris Plage

La Ville de Paris rappelle qu'elle a déposé en 2002, dès sa première édition, la marque « Paris-plage », afin de protéger légitimement un événement de cette dimension, et ce conformément à l'usage.
La commune du Touquet s'y est opposée en faisant valoir que cette manifestation portait atteinte à son image, à son nom et à sa renommée.
De plus elle a déposé en 2003 - donc postérieurement à la Ville de Paris - toute une série de marques comprenant le terme de « Paris plage », ce qu'elle n'avait jamais fait depuis 1912. Enfin elle a entrepris une action auprès de l'institut national de la propriété industrielle (INPI) pour s'opposer au dépôt de marque par la Ville de Paris et à la protection de ses droits.
Autrement dit, notre ville serait placée dans l'impossibilité d'user librement du nom de « Paris » pour qualifier ses propres manifestations !
Notre collectivité n'a évidemment pas l'intention d'empêcher la commune du Touquet de s'appeler « Le Touquet Paris Plage ».
Elle défend en revanche l'usage de son propre nom ainsi qu'un événement dont l'impact dépasse aujourd'hui le cadre national. Ce faisant, elle agit également dans l'intérêt des partenaires associés à ce rendez-vous annuel.
C'est pourquoi elle s'est vue contrainte de saisir le tribunal après avoir recherché en vain, un accord amiable avec la commune du Touquet."


Pauvre maire de Paris qui, pour protéger la portée internationale de son Paris-Plage à lui et venir à la rescousse de Lafarge, la FNAC, EDF et autres "partenaires associés" doit, à l'insu de son plein gré, saisir la justice...

Une mise au point dans le style inimitable du maire de Paris -toujours dans le camp du bien, même lorsqu'il se comporte mal- qui n'est certainement pas étrangère à l'incompréhension suscitée par cette procédure bouffonne (cliquer ici) sur laquelle Bertrand Delanoë n'aime pas qu'on le chatouille (cliquer ici)


Mardi 17 Octobre 2006
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