Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable    Augmenter la taille du texte Augmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texte Diminuer la taille du texte

Les PV de stationnement, un bon filon

En organisant la pénurie de places de stationnement, la Ville de Paris a favorisé la multiplication des infractions. Une stratégie qui s'avère payante.





(DR)
(DR)
Pas la peine de vous faire un dessin : quiconque a une voiture sait combien il est difficile de se garer dans Paris. Et c'est de pire en pire.

Dans le cadre de sa politique anti-voiture, la municipalité a en effet décidé la disparition totale des places de stationnement gratuit. Une mesure aujourd'hui en voie d'achèvement. Pour ceux qui ont la chance d'habiter à Paris, c'est encore jouable avec le stationnement résidentiel à 0,5 euros par jour auquel on a droit en obtenant une carte auprès de la mairie. Mais pour les autres, banlieusards ou visiteurs, c'est autre chose : il faut tourner pendant un bon moment (ce qui est surement très bon pour la pollution...) pour trouver une place à... 3 euros de l'heure ! Avec ce système de pénurie organisée, il n'est donc pas étonnant que de nombreux automobilistes préfèrent prendre le risque de recevoir un PV : à 11 euros, pas à tous les coups quand on est un peu veinard, c'est moins cher qu'une demi-journée de stationnement payant.

Mais les PV sont plus rentables pour ceux qui les donnent que pour ceux qui les reçoivent. Ainsi, selon le préfet de police lui-même (cliquer ici), ce sont quelques 5,5 millions de PV qui ont été dressés en 2006 à Paris s'agissant des infractions aux règles de stationnement. Un chiffre en hausse de 45% pour le stationnement non payé ! Et le mouvement n'est pas près de s'arrêter puisque la mairie de Paris n'a de cesse de réclamer une augmentation du prix des PV et une intensification de la répression en matière de stationnement.

On comprend mieux ce déchaînement répressif quand ont sait qu'une partie des sommes prélevées par l'entremise des PV revient aux communes. Quant aux élus parisiens, que l'on a plus de chances de croiser sur le siège arrière d'une grosse berline qu'au milieu de la foule qui s'entasse dans le métro, ils se moquent bien de prendre des prunes puisqu'il les font passer en notes de frais ! (cliquer ici)

Dimanche 21 Janvier 2007
Lu 10835 fois



Nouveau commentaire :

Nom*
Adresse email* (non publiée)
Site web

Commentaire
Me notifier l'arrivée de nouveaux commentaires

Dans la même rubrique :

|1| >>

Perroquet : quès aco? | Le Perroquet Masqué | La vie à Paris | Paris roule-t-il ? | Bêtisier | Plumes acérées | Citoyens actifs | Scoops | Législatives 2007 | Communiqué