Pas la peine de vous faire un dessin : quiconque a une voiture sait combien il est difficile de se garer dans Paris. Et c'est de pire en pire.
Dans le cadre de sa politique anti-voiture, la municipalité a en effet décidé la disparition totale des places de stationnement gratuit. Une mesure aujourd'hui en voie d'achèvement. Pour ceux qui ont la chance d'habiter à Paris, c'est encore jouable avec le stationnement résidentiel à 0,5 euros par jour auquel on a droit en obtenant une carte auprès de la mairie. Mais pour les autres, banlieusards ou visiteurs, c'est autre chose : il faut tourner pendant un bon moment (ce qui est surement très bon pour la pollution...) pour trouver une place à... 3 euros de l'heure ! Avec ce système de pénurie organisée, il n'est donc pas étonnant que de nombreux automobilistes préfèrent prendre le risque de recevoir un PV : à 11 euros, pas à tous les coups quand on est un peu veinard, c'est moins cher qu'une demi-journée de stationnement payant.
Mais les PV sont plus rentables pour ceux qui les donnent que pour ceux qui les reçoivent. Ainsi, selon le préfet de police lui-même (
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On comprend mieux ce déchaînement répressif quand ont sait qu'une partie des sommes prélevées par l'entremise des PV revient aux communes. Quant aux élus parisiens, que l'on a plus de chances de croiser sur le siège arrière d'une grosse berline qu'au milieu de la foule qui s'entasse dans le métro, ils se moquent bien de prendre des prunes puisqu'il les font passer en notes de frais ! (
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