Dans le cadre de sa politique de lutte contre le sida, la Ville de Paris subventionne depuis plusieurs années l'association PASTT (Groupe de Prévention et d'Action pour la Santé et le Travail des Transsexuels). Selon les responsables de cette association, la mairie a mis un terme à cette aide annuelle de 15.000 euros destinée au logement des personnes transsexuelles les plus démunies. D'après La Baronne, contactée par Le Perroquet Libéré, cette décision n'a pas été accompagnée d'explication, le cabinet d'Anne Hidalgo se contentant d'un refus verbal à Camille Cabral :
« nous faisons ce que l'on veut de l'argent public ! ».
Association loi 1901 reconnue d'utilité publique, le PASTT oeuvre pour la reconnaissance et l'intégration des personnes transgenres dans la société. A Paris, elle est l'une des seules associations à intervenir sur le terrain, au Bois de Boulogne, pour apporter un appui aux transsexuels qui, plongés dans la précarité, se livrent à la prostitution. Comme en atteste La Baronne, cette association joue un rôle sanitaire et social irremplaçable :
« A Paris, on estime à 300 le nombre de filles qui vivent dans une extrême précarité, pour une population transgenre locale de 20.000 personnes. Le PASTT leur propose un foyer avec hébergement, un accompagnement a l'emploi et a la reconstruction physique et psychologique. Pour cette population sans emploi fixe et parfois sans papiers conformes à leur apparence, les bailleurs refusent de louer, ce qui pousse les plus grand nombre dans les bras de proxénètes ».
Né garçon au Brésil, transsexuelle opérée en France, Camille Cabral est "conseillère" du 17ème arrondissement élue sur la liste de Clémentine Autain en 2001. Elle est connue pour son activisme politique, qui parfois dérange : co-organisatrice avec La Baronne des manifestations « torse nu » à Paris Plage ou à la piscine Joséphine Baker, elle avait été violemment prise à parti par le service d'ordre de Bertrand Delanoë© à l'occasion de la Gay Pride 2006. Il est vrai que l'exhubérance des transsexuels n'est pas toujours bien acceptée dans un milieu homo de plus en plus conformiste et petit-bourgeois. La Baronne et Camille Cabral reprochent d'ailleurs à l'entourage de Bertrand Delanoë© son
« profond mépris pour les transgenres » (
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Selon un élu de la majorité contacté par Le Perroquet Libéré, il est légalement délicat, pour une municipalité, de refuser une subvention à une association reconnue d'utilité publique qui œuvre sur le terrain sanitaire et social, à moins de pouvoir justifier de manquements graves à la réalisation d'objectifs qui lui auraient été assignés.
A l'approche des grands froids hivernaux et alors que les subventions de la Ville ne cessent d'augmenter d'année en année, Le Perroquet Libéré n'ose pas imaginer que la mairie ait pu couper les vivres au PASTT pour de basses raisons de vengeance politicienne après les critiques virulentes exprimées par cette association à l'encontre de l'exécutif municipal (s'agissant par exemple de son approche du dossier de la prostitution ou de l'opération seins nus des trans à la piscine Joséphine Baker). C'est pourquoi Le Perroquet Libéré propose à Anne Hidalgo de publier sur son site une justification argumentée de cette petite coupe dans le budget de la Ville. Et s'il s'agit de faire faire des économies au contribuable parisien, nous en avons de plus urgentes à suggérer (
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Un gala de soutien au PASTT est organisé le 17 novembre par La Baronne :
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