Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Ni Putes Ni Soumises : Le Perroquet avait raison

Depuis quelques semaines, la presse semble s'apercevoir que l'association Ni Putes Ni Soumises n'est pas des plus clean, côté cuisines.

Les lecteurs du Perroquet Libéré, eux, sont au parfum depuis 2004.



NPNS, une baudruche ?
NPNS, une baudruche ?
Désaveu des choix politiques de Fadela Amara, qui a succombé aux sirènes sarkozystes, condamnation définitive pour escroquerie de Mohamed Abdi (cliquer ici), le n°2 de l'association devenu conseiller "spécial" (en effet !) de la secrétaire d'Etat à la Ville, enquête diligentée par la Cour des Comptes... Rien ne va plus pour Ni Putes Ni Soumises !

Les journalistes devraient moins déjeuner et lire plus. Cela leur aurait permis de découvrir le côté obscur de NPNS dès 2004, lorsqu'il a été révélé par une enquête exclusive du Perroquet Libéré (cliquer ici). A moins que l'explication de ce réveil journalistique soit encore plus simple : quand Fadela Amara était de gauche, il ne fallait pas critiquer son association, maintenant qu'elle siège dans un gouvernement de droite, c'est différent...

On conseillera aux retardataires et aux amnésiques la lecture du livre "Pariscide, Les gâchis de l'ère Delanoë (La Table Ronde, 2005) qui approfondit l'enquête du Perroquet Libéré et explique notamment comment Ni Putes Ni Soumises a été généreusement logée par la Ville de Paris :

"L'association mentionnait dans ses charges un loyer annuel de 40.000 euros alors que le local qu'elle occupait boulevard de Charonne était loué par la Fédération nationale des Maisons des Potes. Enfin, presque… Au moment où elle sollicitait une subvention de la mairie de Paris, Fadela Amara devait justement répondre devant le tribunal des loyers impayés que lui réclamait le centre culturel Confluences pour la sous-location un étage. Association culturelle bien connue du 20ème arrondissement, et d'ailleurs subventionnée à ce titre par la Ville de Paris, le centre Confluences ne parvenait pas à se faire payer le loyer du par ses squatteuses alors même que Ni Putes Ni Soumises obtenait des subventions mirobolantes. Confluences saisit donc la justice et fit condamner les mauvaises payeuses par un jugement du tribunal d'instance rendu en mars 2004. Les services municipaux qui ont donné un avis favorable au dossier de subvention de Ni Putes Ni Soumises ignoraient visiblement ce détail… (...) L'affaire Ni Putes Ni Soumises montre clairement que le contrôle exercé sur l'attribution des subventions, tant par les services municipaux que par les élus, est défaillant à la mairie de Paris. (...) Condamnée en appel en novembre 2004 à verser deux ans d'arriérés de loyers au centre Confluences et à quitter ses locaux de la rue de Charonne, la Fédération nationale des Maisons des Potes qui servait de base à Ni Putes Ni Soumises entreprit de chercher une nouvelle adresse et se tourna tout naturellement vers… la mairie de Paris. Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo se sont personnellement investis afin que la Fédération nationale des Maisons des Potes et son faux nez, Ni Putes Ni Soumises, obtiennent un nouveau local auprès de l'office HLM de Paris.
Avant de devenir maire, Bertrand Delanoë appelait l'office HLM de Paris « le bien nommé OPAC ». Mais c'était avant… Désormais, l'opacité qui a rendu célèbre cet organisme municipal est bien utile pour donner un coup de pouce aux amis politiques de Bertrand Delanoë : l'OPAC n'a pas tardé à venir en aide à Fadela Amara qui a pu déménager ses associations -on aurait presque envie de dire ses « business »- dès le mois d'octobre 2004 dans un immeuble situé dans le 12ème arrondissement, rue de Charenton. Détail piquant : les militantes de Ni Putes Ni Soumises, association dont l'objet est de « construire une nouvelle mixité basée sur le respect conformément aux lois et valeurs de la République », sont désormais domiciliées dans un immeuble de la Ville de Paris où elles ont pour voisines d'autres protégées de la mairie, les féministes radicales de la Maison des Femmes, un espace associatif qui s'affiche comme « non mixte » !"


On recommandera aussi aux plus sceptiques la lecture de Black, blanc, beur..., un livre de Stéphanie Marteau et Pascale Tournier (Albin Michel, 2006) qui dresse un portrait sans concession de la présidente de Ni Putes Ni Soumises et explique par le détail comment l'association est devenue une pompe à fric et même "un appareil idéologique d'Etat" alors qu'elle était en réalité coupée du terrain et très critiquée par les habitants des cités.

Ces révélations n'ont visiblement pas échaudé la mairie de Paris qui a récemment attribué une nouvelle subvention de 20.000 euros à Ni Putes Ni Soumises (cliquer ici).



Premier ou second degré ?


Mercredi 21 Novembre 2007
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