Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Quand Delanoë souhaitait (déjà) mettre en cage le Perroquet

Bien avant l'affaire "delanoe2008.com", qui sera jugée lundi 24 septembre, le maire de Paris n'avait pas hésité à utiliser les services de la Ville pour essayer de clouer le bec au Perroquet.



Quand Delanoë souhaitait (déjà) mettre en cage le Perroquet
Dans une note du service juridique de la Ville de Paris, datée du 19 février 2007 (lire la note), on apprend que Bertrand Delanoë avait souhaité plumer son plus farouche opposant, votre dévoué volatile. Son crime ? Avoir osé contester, rapport de la Chambre Régionale des Comptes à l'appui, les chiffres propagandistes de l'accueil de la petite enfance à Paris diffusés par la mairie.

Et Delanoë n'y était pas allé de main morte ! Ainsi, son chargé de mission Communication (depuis quand les crèches dépendent-elles de la Communication ?) n'avait pas hésité à saisir le Directeur des affaires juridiques, M. Pierre-Eric Spitz, pour lui demander son avis sur « les suites judiciaires susceptibles d'être apportées » à l'article du Perroquet intitulé « Dur, dur d'être un bébé » (lire l'article incriminé ). Et c'est avec « regret » (sic) que M. Spitz lui avait répondu n'avoir trouvé aucune faille dans la présentation des faits du Perroquet. Pas de quoi lui clouer le bec, encore moins le mettre en cage !

Ce petit épisode misérable contribuait déjà à révéler la véritable nature du maire de Paris. Apôtre d'une nouvelle ère démocratique, il ne rigole plus du tout lorsque la liberté d'expression s'exerce à son encontre.

A l'époque, seule la blogosphère s'était quelque peu émue de cette intimidation de Goliath (40.000 fonctionnaires et 7 milliards d'euros de budget annuel du côté de la Ville de Paris) envers David (deux internautes isolés dépensant 20 euros par mois et beaucoup de leur temps libre pour faire fonctionner le site du Perroquet).

Aujourd'hui, outre la restitution du nom de domaine "delanoe2008.com", le maire de Paris réclame 5.000 euros au Perroquet Libéré.



Lire le récit publié sur le site Webcitoyen, le blog de Christophe Grébert pour la défense de la libre expression citoyenne sur le Web : cliquer ici

Mercredi 19 Septembre 2007
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