Cet homme pragmatique et travailleur a employé son premier mandat à éradiquer les restes du chiraquisme avec succès. Inlexible, il reconnaît, non sans une fausse naïveté, quelques erreurs. A quelques semaines du permier tour des municipales, les demandes d'interview affluent sur le bureau du maire de Paris.
"Il y en a plus de 200 en souffrance", assure David Langlois, chargé de presse au QG dde campagne du candidat. Aux sollicitations habituelles que reçoit le maire de Paris, de France ou du monde entier, s'ajoutent en effet des requêtes liées aux échéances électorales et à son avenir politique. Campagne officielle oblige, les demandes concernant le maire sont traitées par Lionel Bordeaux, à l'Hôtel de Ville, et les autres par David Langlois.
"Bertrand Delanoë effectue deux journées en une, assure l'un de ses collaborateurs.
Tôt le matin et tard le soir, il est en campagne mais, de 10 heures à 19 heures, il travaille pour les Parisiens." D'ailleurs, c'est bien simple, lorsque notre photographe demande à pouvoir le suivre une journée, on lui interdit d'accompagner le maire à 8 heures du matin à LCI. Ce que Delanoë chercher à montrer comme visage, c'est celui d'un maire au travail et allant au contact des Parisiens, pas celui d'un homme politique en campagne, lui qui vise la place de numéro un du PS.
"J'ai été très poliment reçu par le staff du maire, souligne Derek Hudson, notre photographe.
Ses équipes ont été formidables, elles ont tenu leurs promesses, mais on ne m'a accordé que les choses prévues sur l'agenda officiel." La seule chose qu'on lui ait expressément refusée ?
"On m'a interdit de photographier le maire en train de fumer." Car, dans son bureau gigantesque à la mairie, Bertyrand Delanoë fume
"cigarette sur cigarette", au mépris de la loi. D'ailleurs, entrer dans le bureau fut déjà une prouesse.
"Ca a été très rapide, confie notre photographe, déjà entré dans l'intimité de Margaret Thatcher, Tony Blair, Jacques Chirac ou Bill Gates.
Pour quelqu'un qui se considère comme très important sur le plan politique, j'ai trouvé son attitude hors de propos. Des gens bien plus importants m'ont accordé plus de temps et d'attention." Même tarif pour l'entretien : les contacts avec les équipes de l'homme pressé ont été très bons. Mais il a fallu transmettre les questions à l'avance, puis, finalement, se contenter de réponses écrites du maire, qui asoigneusement écarté les interrogations qui lui déplaisaient et ne nous a laissé aucune occasion d'effectuer des relances ou de le contredire. Et il se permet de donner des leçons à Nicolas Sarkozy. On croit rêver.
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Pour ceux qui tiennent quand même à lire les réponses de Bertrand Delanoë à L'Optimum, c'est
ici