Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Quand Panafieu attaque Delanoë, le maire répond aux Verts

Delanoë invite Baupin à plus de modération à son égard.

Article de Nicolas Barotte et Guillaume Perrault paru dans Le Figaro du 20 février 2008



Quand Panafieu attaque Delanoë, le maire répond aux Verts
LA CIRCULATION revient au premier plan de la campagne à Paris. Hier, la candidate UMP, Françoise de Panafieu, a rencontré les riverains du boulevard Saint-Marcel, surnommé «le boulevard de la peur» par le site Internet anti-Delanoë, Le Perroquet libéré. Avec ses voies multiples et ses doubles sens, cet axe qui sépare le Vème et le XIIIème illustre, selon Panafieu, les «aberrations» de la politique de circulation du maire de Paris. «Delanoë a augmenté les risques d'accidents pour les piétons , assène la candidate. Si je suis élue maire, je supprimerais les murets dangereux boulevard Saint-Marcel et sur d'autres grands axes.» En marge de cette visite, Dominique Tiberi, fils de Jean Tiberi, a confirmé qu'il serait cinquième sur la liste de son père dans le Vème arrondissement.

Trois quarts d'heure plus tard, porte d'Ivry, Bertrand Delanoë consacre aussi sa visite du jour aux transports. Mais lui, il préfère mettre en valeur le tramway, l'une des réalisations symboliques de son mandat. «Ici, l'accidentologie a baissé depuis qu'il y a le tramway», affirme-t-iI.

Sur le quai, il est interrogé sur les critiques de son adversaire: «Sur les boulevards Saint-Marcel, de Port-Royal et, dans une moindre mesure, Magenta, j'ai été le premier à dire que ce n'était pas une réussite, alors que certains de mes adjoints s'entêtaient, explique-t-iI. Quand on a réussi à 95 %, il n'est pas honteux de reconnaître une erreur. C'est une différence que j'ai avec les Verts.» Au passage, il regrette aussi leur opposition à sa proposition de voitures propres en libre-service.

Hier, Bertrand Delanoë voulait mettre les points sur les «i» avec ses alliés écologistes et leur candidat, Denis Baupin, adjoint aux transports. Récemment, celui-ci a pris pour cible la stratégie du maire. «Les Verts me tapent beaucoup dessus. Ils semblent oublier qu'il y a une droite à Paris. Denis Baupin, qui est un ami, qui est mon adjoint, ne fait campagne que contre moi avec, sans doute, l'intention de redevenir adjoint ...» , s'étonne-t-iI. «Je ne souhaite pas diriger Paris sans les Verts, mais je leur dis de ne pas faire une campagne de premier tour qui amène à se contredire entre les deux tours.» Un rappel «amical» mais «ferme» .

Mercredi 20 Février 2008
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