Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Questions sans réponse

Un lecteur du Perroquet s'interroge à haute voix sur les non-dits de la politique de circulation de la Ville de Paris.







Questions sans réponse
Une des questions non abordée de façon frontale dans ce débat est celui de l'importance, pour les écologistes, du dogme de l'absence de nécessité de la voiture en ville - le dogme étant entendu ici comme une affirmation considérée comme fondamentale, incontestable et intangible, et énoncé par une autorité politique.

Je ne peux m'empêcher de voir derrière le débat "voiture égale pollution égale santé dégradée égale fin du monde" un soubassement assez idéologique, déniant le droit à disposer non seulement d'un instrument de circulation, mais aussi d'un symbole de représentation sociale.

Il ne s'agit pas pour moi de vanter le "tout voiture" mais d'interroger.

Je m'explique.

1) Il est démontré, scientifiquement, que les voitures sont beaucoup moins polluantes qu'auparavant, que leur part dans la pollution de l'air est d'environ 20 %, que la tendance de décroissance est lourde, et date d'avant la politique Delanoë/Baupin.

C'est certes toujours trop, mais le problème est ailleurs.

La réponse des écolos parisiens est, quant on leur oppose ce type d'argument, de critiquer les chiffres, de les interpréter, de les minorer, de fustiger leurs auteurs (cf.: le Professeur Prud'homme accusé a demi mot de rouler pour le lobby de l'automobile)

Si les voitures polluent moins à Paris, pourquoi persister dans le fantasme ?

Parce que le dogme ne souffre pas d'exception ?

2) Des solutions alternatives à l'opposition rhétorique (soit méchants automobilistes égoïstes/gentils usagers de transports en commun "civilisés") existent.

Une politique de la ville intelligente favoriserait fiscalement, par exemple, , les voitures électriques, hybrides, les carburants bio, etc....

Ce n'est pas le cas.

Pourquoi ?

Le refus d'un péage urbain, pratiqué à Londres et Singapour, est rarement argumenté sur un mode d'évaluation du succès - ou d'échec - en termes de santé.

C'est fréquemment l'argument de l'égalité devant la circulation pour tous qui est opposé au projet de péage (alors que de fait les banlieusards sont découragés de venir à Paris...).

Pourquoi ?

Parce que des expériences qui démontreraient que la voiture peut avoir sa place en ville seraient contraires elles-aussi au dogme ?

Bref, mon cher Perroquet, ne serait-on pas là également, au nom de la santé publique, dans un débat social, voire même idéologique, non dit et qui cacherait soigneusement son nom, débat qui nous ramènerait aux joyeuses heures de Mai 68 ou tout le monde devait être payé pareil.

Soit en 2007, tout le monde roule en transports en commun ?

Je suis volontairement provocateur, mais cette idée d'un mythe derrière le dogme me voiturait dans la tête depuis quelques temps.

Stéphane, Paris 12ème




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Mardi 17 Avril 2007
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