Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Qui connaît Monsieur Federbusch ?

Insulté publiquement par Bertrand Delanoë, Serge Federbusch répond au maire de Paris.




Serge Federbusch (DR)
Serge Federbusch (DR)
Le Perroquet Libéré : Ancien collaborateur de Bertrand Delanoë, vous êtes aujourd'hui candidat d'ouverture sur une liste UMP et auteur d'un livre très critique (cliquer ici) sur la politique de votre ancien patron. Qu'est-ce qui vous a conduit à rompre avec Bertrand Delanoë ?

Serge Federbusch : Une petite nuance : je suis membre du mouvement Gauche moderne et candidat sur une liste d'ouverture dans le 10ème arrondissement. Ce dernier est le cobaye des politiques les plus hasardeuses de la mairie de Paris, en matière de circulation notamment. Ce sont du reste des désaccords profonds sur la politique urbaine qui m'ont éloigné d'une municipalité socialiste transformée en une entreprise unipersonnelle de communication.

En tout cas, on dirait qu'il vous en veut puisqu'il vous a présenté au cours d'un discours « un cire-pompe, un fayot » qui lui « crache dessus » (cliquer ici). Comment expliquez-vous ce déchaînement du maire contre vous ?

Mazette ! On savait Delanoë habitué à perdre le contrôle de ses paroles et de ses nerfs dès qu'il est critiqué un peu fortement. Tout le monde se souvient de sa crise en plein conseil de Paris après son échec des J.O. alors que les blessés des attentats de Londres étaient encore à l'hôpital et que les morts n'étaient pas tous enterrés. Comme il est habitué aux flagorneries et à la complaisance, cela lui fait tout drôle d'être mis en cause. C'est bien la première fois de ma vie que l'on me traite de fayot… Finalement, le seul domaine où Delanoë est capable d'innover, c'est l'invective !

Bertrand Delanoë dit même que vous êtes « son Eric Besson ». Votre livre serait-il trop polémique ?

On est en train d'oublier dans ce pays ce qu'est le droit de critique. Mon livre est particulièrement argumenté sur tous les échecs et les esbroufes de sa mandature : circulation, urbanisme, logements, architecture, finances, relations avec les milieux d'affaires, tram', etc. Le ton en est caustique et tant mieux, cela l'a un peu réveillé, lui qui veut jouer une réélection « soft ». La vulgarité de sa réponse révèle sa vraie nature.

Vous êtes magistrat, allez-vous vous défendre devant les tribunaux ?

Je n'ai pas de temps à perdre. Ma meilleure défense c'est le débat et que les gens lisent mon livre et aillent sur Internet pour connaître le vrai visage de cette sorte de diverticule de la politique qu'est Delanoë. D'ailleurs, le site en question a déjà un grand succès d'audience. S'il consent à descendre de son piédestal de baratin et de communication, je suis prêt à débattre avec lui dans n'importe quel média. Si la question lui est posée, il dira sans doute que je ne suis qu'une petite chose et que je ne mérite pas les honneurs de sa présence. Dommage… après tout, la démocratie ou au moins la politesse devraient consister à s'expliquer avec ceux qu'on insulte, surtout s'ils sont candidats comme vous.



Qui connaît Monsieur Federbusch ?
Visiter le site du Delanopolis

Lire la présentation du livre Delapolis, le jeu de massacre des rues de Paris par son auteur : cliquer ici

Mardi 05 Février 2008
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