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Réaction à 'SOS Bassin de la Villette'

par Henri C.

Un lecteur du Perroquet a tenu à réagir après avoir lu l'article d'Isabelle publié sur sous le titre SOS Bassin de La Villette.

Une mise au point de la municipalité serait bienvenue pour nourrirce débat et apporter des réponses aux habitants du quartier...



Canal de l'Ourcq : un coupe-gorge ? (DR)
Canal de l'Ourcq : un coupe-gorge ? (DR)
Vos propos ne sont pas justifiés quant à la vie paisible de quartier autour du bassin de la Villette, le long du canal de l'Ourcq ou vers la cité de la musique.

Certes, organiser Paris plage par ici n'est pas du meilleur goût, mais décrire une vie de quartier tranquille est un pur mensonge et les notions « toujours habité en bonne intelligence » ou encore « respectueux et tranquille » n'existent pas sauf peut être pour certains…

Les « incivilités » (agressions en français) sont quotidiennes. Des bandes de petits voyous pratiquent à la vue de tous - et surtout des passants fatigués d'impuissance - consommation et trafic de drogues ; les mobylettes, scooters douteux et la noria de voitures qui tournent autour des blocs d'immeubles font plus de bruits que la musique qui de toute façon s'arrête bien à un moment. Les bagarres entre bandes sont fréquentes, plus personne ne compte les portes d'immeubles cassées, les aménagements urbains détruits ou les voitures abîmées.

Enfin, l'hygiène ici est inexistante : permanence des ordures en plein air, des odeurs d'urines et des traces douteuses qui jalonnent la moindre promenade, sauf pendant Paris plage. Je vous recommande notamment les rues de Crimée ou de l'Ourcq. En fait presque toutes les rues perpendiculaires au Canal de l'Ourcq.

Paradoxalement, la présence des fêtards entre le 14 juillet et le 15 août procure un sentiment de sécurité qui n'existe que pour… des gens qui connaissent bien ces petites bandes qui squattent nos rues (prévaricateurs en français).

Ces conditions de vie sont parfaitement connues de la mairie de Paris qui préfère utiliser ici Paris Plage comme cache misère plutôt que de régler le fond des problèmes : le reste de l'année, quand les gens normaux travaillent, les « incivilités » (agressions, voir plus haut) perdurent, les rues sont sales, et les subsides associatifs coulent à flot continu.

A propos, n'y a t il pas une certaine compétition entre les courtisans pour la répartition des budgets de la Mairie de Paris ?

Réagissez : contact@leperroquetlibere.com

Mercredi 25 Juillet 2007
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