Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

Accueil  >  Scoops

Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable    Augmenter la taille du texte Augmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texte Diminuer la taille du texte

Squat de la rue de la Banque : la note qui accuse la mairie de Paris

Une note juridique de la mairie de Paris révèle que le squat du 24 rue de la Banque, sous les feux des projecteurs, a été installé avec l'appui matériel de la mairie du 2ème arrondissement.



Jacques Boutault, le pompier pyromane
Jacques Boutault, le pompier pyromane
Dans une note du service juridique de la Ville de Paris, que le Perroquet Libéré s'est procuré, on apprend que la mairie du 2ème arrondissement a participé à l'installation du squat du 24 rue de la Banque.

Selon cette note, un huissier dépêché sur les lieux par le propriétaire a constaté qu'une camionnette estampillée « Mairie de Paris » livrait du matériel municipal devant l'immeuble récemment occupé : chaises tréteaux, éléments de douche…

« Invité par l'huissier à s'exprimer sur la situation, M. Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement, lui a indiqué qu'il n'avait rien à répondre ».

Un nouvel élément qui confirme l'ambigüité de la position de la Ville dans l'affaire de la rue de la Banque, comme le soulignait déjà Le Perroquet Libéré en octobre.

De quoi peut-être voir d'un autre œil le petit jeu de la mairie de Paris s'agissant des squatteurs :
  • de potentiels squatters se manifestent
  • quelques associations amies et subventionnées (soutenues ?) par la Ville se mobilisent
  • en pleine campagne présidentielle, on choisit un lieu symbolique à proximité de la Bourse
  • les squatters sont aidés à investir les lieux grâce à la mise à disposition des moyens matériels et logistiques de la Ville
  • on profite du fait que les propriétaires sont au pied du mur pour racheter l'immeuble à bon prix via l'OPAC
  • on appelle le squat « Ministère de la Crise du Logement », cela suggère l'entière et unique responsabilité de l'Etat dans cet épineux problème
  • lorsque d'autres mal-logés délaissent leurs hôtels de fortune pour camper devant l'immeuble, des people déboulent sur place pour en appeler à… Christine Boutin !

Il aurait été tellement plus simple, honnête et efficace de respecter la loi de la République, en faisant appliquer les lois de réquisition du 29 juillet 1998 et du 13 juillet 2006… Ainsi, Le Perroquet Libéré propose au service juridique de la Ville de Paris d'envoyer une note complémentaire au directeur de cabinet de Bertrand Delanoë pour lui indiquer ces quelques règles qui figurent dans le Code de l'Habitat et de la Construction (cliquer ici )



Pour lire la note du service juridique de la Ville, cliquer ici

Mardi 13 Novembre 2007
Lu 3805 fois


Dans la même rubrique :

|1| >>

Perroquet : quès aco? | Le Perroquet Masqué | La vie à Paris | Paris roule-t-il ? | Bêtisier | Plumes acérées | Citoyens actifs | Scoops | Législatives 2007 | Communiqué