Le Perroquet Libéré

"Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas" (Bertrand Delanoë)

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Témoignage sur la dégradation du climat social à Paris

"Ah Monsieur Delanoë que d'espoirs mis en vous et déçus, où avez vous laissé votre humanité ? Ouvrez les yeux, vos personnels souffrent, descendez dans les ateliers, ces lieux de vie inconnus de notre adjoint sectoriel et de notre Directrice ! Le chemin qui nous sépare est-il infranchissable ? vivons-nous dans une France inexorablement divisée ? Où est le grand espoir que vous avez fait naître ?"

Le Perroquet publie le témoignage édifiant de syndicalistes de la Ville de Paris sur le dérèglement du climat... social !



(DR)
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« Camarades souvenez-vous du temps pas si lointain où il faisait bon vivre, les gens se parlaient, chacun avait sa place. Oh certes tout n'était pas rose mais bon ! chacun y trouvait son compte et puis un grand espoir est né. Delanoë est arrivé et avec lui l'espérance de jours meilleurs, les 35 heures étaient là et on allait en profiter ! foi d'ouvrier ! à nous les salaires plus confortables, à nous les logements sociaux, finis les heures passées dans les transports, nos enfants jouant dans des crèches multipliées à l'envi bref un monde meilleur nous tendait les bras.
Des amis me disaient : arrête de rêver ! et moi de leur répondre : avec Delanoë tout est possible. Ah, ces amis ! Oiseaux de mauvais augure, ils avaient raison, avec Delanoë tout est possible, même le pire des bilans produit par un Maire de Paris envers ses personnels. Nous, les ouvriers, nous, les bas salaires, nous serons bientôt devant Paris comme devant une vitrine somptueusement décorée à Noël, les yeux écarquillés a regarder l'inaccessible. Paris, ville musée, Paris, ville vitrine, Paris des privilégiés, Paris des ISF sortant de leur appartement pour faire du vélo dans des rues désertes. Ah Monsieur Delanoë que d'espoirs mis en vous et déçus, où avez vous laissé votre humanité ?
Ouvrez les yeux vos personnels souffrent, descendez dans les ateliers, ces lieux de vie inconnus de notre adjoint sectoriel (Yves Contassot) et de notre Directrice ! Le chemin qui nous sépare est-il infranchissable ? Vivons-nous dans une France inexorablement divisée ? Où est le grand espoir que vous avez fait naître ? S'il vous plait, si vous nous répondez ne nous faites pas l'injure de vous réfugier dans un de vos beaux discours ou une belle lettre. Allez je me prends à rêver, je vous vois distrayant une de vos heures, ô combien précieuses, pour venir parler à bâtons rompus avec nous, vous savez comme Giscard visitant le soir une famille, mais, là, il n'y aurait pas de télé. On ferait ça « à l'ouvrière » les yeux dans les yeux. On se dirait nos quatre vérités et puis on se serrerait la main et certainement on se quitterait bons amis.
En attendant cette improbable rencontre, il ne nous reste plus que le combat vers lequel vos collaborateurs nous poussent. Des échéances importantes pour Paris arrivent et, croyez-nous, nous seront présents avec nos mains calleuses, nos sifflets « façon Police », nos vêtements de travail si chichement donnés, nous seront là avec nos convictions profondes et nos rancœurs longtemps contenues. S'il le faut, nous redonnerons à la Mairie sa véritable destination : « Maison du Peuple ». »


Patrick G. et Thierry L.
du syndicat CGT des personnels actifs et retraités des espaces verts, des sports et piscines, des cimetières et de la DPP

Mercredi 04 Octobre 2006
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