PARIS, 10 oct 2006 (AFP)
A nouveau mode de transport, nouvel environnement urbain: le tramway des Maréchaux, qui sera inauguré le 16 décembre, sera aussi un parcours d'art contemporain sur cette rocade du sud de Paris.
"Les voyageurs pourront rêver", souligne Christophe Girard, adjoint (PS) à la Culture du maire de Paris, à propos des oeuvres commandées spécialement pour ponctuer ce trajet de 7,9 km.
Neuf projets proposés par des artistes français et étrangers le jalonneront, mais, pour le moment, seul est visible le totem de Didier Faustino à la porte de Choisy (XIIIème), empilé comme un jeu de construction.
Sur le pont du Garigliano (XVème), une grande fleur métallique du célèbre architecte américain Franck O. Gerhy abritera une cabine téléphonique dont l'artiste Sophie Calle possède le numéro d'appel pour dialoguer avec les passants.
Porte de Versailles, Dan Graham propose un miroir sans tain permettant au passant de se réfléchir dans la paroi.
Porte de Vanves (XIVème), l'artiste autrichien Peter Kogler habille le pont avec un panneau lumineux où défilent des fourmis ou un planisphère.
On retrouve un planisphère porte d'Italie sur deux demi-globes, dont l'un accueille les amateurs de skate-board ou de roller.
Angela Bulloch agrémente l'institut de puériculture de Paris (XIVème), bâtiment des années trente, d'une ligne de caissons lumineux rappelant le mouvement des rames.
A la Cité universitaire, Claude Levêque a recouvert un bâtiment de métal ondulé, sorte de "lac aérien" reflétant l'architecture alentour.
Christian Boltanski a imaginé "les murmures" sur des bancs du parc Montsouris (XIVème), confidences amoureuses en diverses langues qui se déclenchent quand un passant s'assoit.
A la Poterne des Peupliers (XIIIème) Bertrand Lavier cultive le mirage de palmiers de métal recouverts de résine peinte qui surgissent, incongrus, dans le paysage parisien.
jmg/cgd/nd