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Un tramway nommé soupirArticle de Jeanne Pavard paru dans le n°43 du magazine Le Cri du Contribuable (23 février 2008).
« Un tramway nommé désir ». C'est le titre de l'enquête choc, menée par trois universitaires spécialistes des transports, qui démontre l'échec de l'installation d'un tramway boulevard des Maréchaux, selon un choix qui s'avère purement politique.
Rémy Prud'homme, professeur d'économie à l'Institut d'urbanisme de Paris et consultant en finances publiques et transports, Pierre Kopp, professeur d'économie à la Sorbonne, et Martin Koenig, chercheur en transports urbains, ont effectué leurs recherches sur la ligne de tramway des Maréchaux, ouverte il y a un an entre Ivry et Garigliano. Les conclusions du rapport sont accablantes… en particulier pour le contribuable ! La construction de ce tramway, décidée sous Jean Tiberi, a été réalisée par Bertrand Delanoë qui annonçait, à grand renfort de communication, un progrès pour l'environnement et une diminution du trafic routier. Or c'est bien l'inverse qui s'est passé. L'installation de ce tramway n'a engendré aucun report de la voiture vers les transports publics (seulement 2,6 % des usagers du tram étaient préalablement des usagers de la voiture), mais a congestionné les voies alentours et le périphérique. Le préjudice écologique est important : le ralentissement et l'allongement du parcours provoqué représentent une augmentation de CO2 d'un peu plus de 3 000 tonnes par an. Les chercheurs ont comparé le coût des gains de temps, de confort et de décongestion du métro dont ont bénéficié les usagers des transports publics à ceux des pertes de temps engendrées pour les automobilistes : le solde s'élève à - 28 millions d'euros par an. Les travaux ayant coûté 315 millions d'euros (financés par les contribuables), l'investissement initial ne sera jamais couvert. Et Le Perroquet libéré, site d'information parisien sur lequel le rapport est accessible(fichier .doc), de conclure : « Les principaux bénéficiaires sont les usagers du tramway, des Parisiens, c'est-à-dire des électeurs. Les coûts sont pour les automobilistes, qui sont principalement des banlieusards, et qui ne votent pas à Paris. Cette opposition entre l'intérêt de la partie (Paris) et du tout (l'agglomération) éclaire les débats actuels sur l'utilité d'un “Grand Paris”. » CQFD. -------------------------------- Visiter le site du Cri du Contribuable : cliquer ici Lire le rapport des professeurs Prud'homme et Kopp : cliquer ici Samedi 23 Février 2008
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